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décision concernant un traitement médical
devrait toujours se prendre en consultation avec un
professionnel de la santé
qualifié.
|
"Les
antibiotiques,
c'est
pas
automatique
!"
|
mots clefs:
antibiotique liste, antibiotique
effets secondaires, antibiotique classification,
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résistance, antibiotique infection urinaire,
pénicilline allergie pénicilline,
antibiotique, streptomycine, aspirine, augmentin, forum
pénicilline, la classification des antibiotiques
est basée sur leur mode
d'action
|
- ACTIVITÉ D'UN
ANTIBIOTIQUE: COMMENT ,
POURQUOI ?
-
- Et aussi:
- les
antibiotiques:
généralités
- la
classification des antibiotiques
- résistance
aux antibiotiques
-
- Pour qu'un antibiotique
soit actif, il faut :
- 1°: qu'il
pénètre,
- 2°: qu'il ne soit ni
modifié ni détruit (avant
d'agir),
- 3°: qu'il se fixe
à une cible.
-
- 1° qu'il
pénètre
- a/ au niveau du foyer
infectieux
- Un antibiotique ne diffuse
pas également dans tous les tissus de
l'organisme. Les taux tissulaires sont le plus souvent
inconnus parce que difficilement mesurables.
- - bonne diffusion :
phénicoles, cyclines, macrolides,
fluoroquinolones.
- - diffusion
médiocre : aminosides, polymyxines,
vancomycine.
- - diffusion moyenne :
béta-lactamines.
- Dans les poumons, les
antibiotiques diffusent assez bien.
- Dans le LCR, la diffusion
est limitée puisque l'on retrouve en moyenne le
1/10° des taux sanguins. Pénicilline G,
ampicilline et quelques C3G diffusent un peu
mieux.
-
- b/ dans la
bactérie
- La paroi des
bactéries à Gram positif est
relativement perméable à la plupart des
antibiotiques.
- La paroi des
bactéries à Gram négatif est en
règle générale beaucoup moins
perméable à cause de la membrane
extérieure. La structure de cette membrane
varie selon les espèces expliquant la
perméabilité relative des cocci à
Gram négatif.
- La traversée de la
membrane extérieure dépend des
caractéristiques de la molécule telles
que la taille, la solubilité et sa charge
électrique. Ainsi les aminosides sont
hydrosolubles et pénètrent par la voie
des porines mais ils sont aussi chargés
positivement ce qui leur permet de s'introduire en
désorganisant la double couche
lipidique.
- La traversée de la
membrane cytoplasmique peut se faire par simple
diffusion passive ou "emprunter" un système de
transport bactérien consommant de
l'énergie. Les aminosides utilisent cette
dernière technique en se fixant à une
protéine associée à une
chaîne transporteur d'électron
naturellement absente chez les bactéries
anaérobies, qui sont toutes résistantes
aux aminosides. C'est sans doute par un
mécanisme comparable que l'on peut expliquer la
résistance des streptocoques - donc du
pneumocoque - aux aminosides.
2° - Qu'il
ne soit ni modifié ni
détruit
- a/ dans
l'organisme
- La plupart des antibiotiques
ne sont pas modifiés dans l'organisme.
Certaines transformations aboutissent d'ailleurs
à des formes encore actives.
- b/ dans la
bactérie
- De nombreuses enzymes
codées par le chromosome bactérien ou
par des plasmides sont capables de détruire ou
de modifier la molécule de façon telle
que la fixation à la cible est rendue
impossible.
- Une fois de plus, les
bactéries à Gram négatif sont
avantagées car la membrane extérieure
délimite un espace périplasmique
où pourront s'accumuler certaines de ces
enzymes.
- 3°- Qu'il
se fixe à une cible
- Cibles principales que
peuvent atteindre les antibiotiques :
- - les membranes :
extérieure et cytoplasmique
- - la voie de
synthèse du mucopeptide de la
paroi
- - la voie de
synthèse des protéines
- - la voie de
synthèse des acides nucléiques
-
- Souvent, l'effet des
antibiotiques ne dépend pas que de la
fixation à une cible unique. Les
béta-lactamines sont des antibiotiques
bactériostatiques : l'effet
bactéricide que l'on observe tient à
l'activation excessive d'un système
autolytique normal.
RÉSISTANCE
AUX
ANTIBIOTIQUES
|
Si
l'antibiotique doit :
|
La
bactérie peut :
|
|
|
- devenir
imperméable ou s'opposer à son
transport
|
- ne pas être
modifié ni détruit
|
- synthétiser
des enzymes qui le modifient ou
l'hydrolysent
|
|
|
|
- L'imperméabilisation
concerne la membrane
extérieure (pour les bactéries à
Gram négatif) ou la membrane cytoplasmique
(pour toutes les bactéries).
- C'est le mécanisme le
plus souvent responsable de la résistance
naturelle (qui est un caractère propre à
l'espèce). Il peut concerner:
- les
béta-lactamines
- les cyclines
- les
phénicoles
- les macrolides
- On peut rencontrer ce
mécanisme dans la résistance
mutationnelle (béta-lactamines, quinolones,
aminosides, phénicoles) ou dans la
résistance plasmidique
(tétracycline).
-
L'inactivation
- C'est le mécanisme le
plus souvent responsable de la résistance
plasmidique. Il concerne particulièrement
:
- les béta-lactamines :
pénicillinases, céphalosporinases
hydrolysant la molécule
- les aminosides :
transférases qui phosphorylent,
acétylent ou adénylent certains sites de
la molécule
- les phénicoles :
transférase qui acétyle la
molécule
- On peut rencontrer ce
mécanisme dans la résistance
mutationnelle : certaines bactéries
synthétisent des faibles quantités de
béta-lactamases (ce qui suggère une
fonction physiologique de ces enzymes dans la vie de
la cellule). Une mutation altère le gène
de régulation et provoque une synthèse
accrue (béta-lactamase
"déréprimée).
-
Modification de
la cible
- C'est le mécanisme le
plus souvent responsable de la résistance
mutationnelle. La cible est légèrement
modifiée par la substitution d'un acide
aminé dans la protéine (s'il s'agit
d'une enzyme ou d'une protéine ribosomale) ou
la substitution d'un nucléotide (s'il s'agit de
l'ARN ribosomal)
- Il peut concerner
:
- les
béta-lactamines
- les aminosides
- les macrolides
- les quinolones
- On peut rencontrer ce
mécanisme dans la résistance plasmidique
: dans le cas des macrolides, une méthylase
modifie deux nucléotides du ribosome qui perd
son affinité pour l'antibiotique. Dans le cas
des sulfamides ou du triméthoprime, le plasmide
code pour des iso-enzymes qui ne fixent pas ces
molécules.
LE SUPPORT
GÉNÉTIQUE DE LA RÉSISTANCE AUX
ANTIBIOTIQUES
La résistance aux
antibiotiques est un caractère de la
bactérie qui, en tant que tel, s'exprime par la
synthèse de protéines.
- - dans la
résistance naturelle, les protéines
codées par le chromosome ont une structure
telle qu'elles empêchent la
pénétration de l'antibiotique (les
membranes sont imperméables, un système
de transport est absent) ou l'inactivent (les
béta-lactamases chromosomiques).
- dans la
résistance mutationnelle, une
altération du chromosome se traduit par la
synthèse de protéines modifiées :
les membranes deviennent imperméables, un
système de transport n'accepte plus
l'antibiotique, la cible (enzyme ou ribosome) ne fixe
plus l'antibiotique, un répresseur ne
contrôle plus certains gènes
(dérépression des
béta-lactamases)
- dans la
résistance plasmidique, l'acquisition d'une
information génétique
supplémentaire permet la synthèse de
protéines additionnelles dont la
présence modifie les membranes ou dont
l'activité enzymatique se révèle
capable de modifier la cible ou d'inactiver
l'antibiotique.
Cette classification
traditionnelle ainsi proposée montre qu'en fait
les mécanismes de résistance sont
identiques. Le plasmide, élément
génétique autonome peut aussi, comme le
chromosome, subir des mutations. Ainsi sont apparues des
béta-lactamases modifiées qui ne sont plus
inactivées par certaines
béta-lactamines.
- Quel peut être le
dénominateur commun ?
- C'est la
transposition. Il existe des gènes dont
l'unique vocation est le déplacement : ils ne
codent que pour une enzyme qui leur est
spécifique, la transposase, qui assure
leur migration. Certains éléments
transposables sont dupliqués lorsqu'ils se
déplacent. Le déplacement peut se faire
sur le chromosome, entre chromosome et plasmide, entre
plasmides.
Un gène de
résistance encadré par deux
éléments transposables devient un "module"
capable de déplacement et de multiplication. La
frontière entre résistance chromosomique et
résistance plasmidique devient dès lors
plutôt floue ...
source:
http://anne.decoster.free.fr/atb/atb.htm
avec l'aimable autorisation du Dr
Anne Decoster
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