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En particulier toute
décision concernant un traitement médical
devrait toujours se prendre en consultation avec un
professionnel de la santé
qualifié.
Source:
- http://pagesperso-orange.fr/pharma.rocheville/
http://www.pharmaciengiphar.com/
- egora
Caducee
01/2005
http://www.irdes.fr
|
- Antibiotiques
...
- en
prendre ou ne pas en prendre
?
-
- Historique
et
généralités
* Comment
agit un antibiotique
? * En
prendre ou ne pas en prendre
? * Classification
des antibiotiques
-
La plupart des maladies
infectieuses bénignes de l'enfant sont dues
à des virus.
-
- Neuf fois sur
dix, les rhumes, les rhino-pharyngites, les
bronchiolites sont dus à des virus.
- Deux fois sur
trois, après l'âge de trois ans, les
angines sont d'origine virale. Avant trois ans, elles
sont toujours virales.
- Une
fois sur deux,les otites sont dues à des
virus.
- Pour
toutes les infections virales,
- les
antibiotiques ne permettent pas de traiter
la maladie ou de guérir plus
vite.
|
- Pourquoi les
bactéries deviennent résistantes
? Les
bactéries sont futées, elle s'adaptent
sans cesse à leur milieu. A chaque fois que
nous prenons des antibiotiques, des bactéries
sensibles vont être tuées et d'autres,
plus rusées, vont se modifier pour
résister au traitement. Le mauvais usage ou
l'usage intensif favorise l'apparition d'infections
plus difficiles à traiter.
- L'usage
inapproprié ou répété
d'antibiotiques facilite le développement des
bactéries
résistantes.
- Plusieurs
études ont établi que l'apparition de la
résistance est associée d'une part,
à la surconsommation d'antibiotiques et d'autre
part, à des traitements trop courts ou trop
longs et parfois mal dosés. L'administration
répétée d'antibiotiques tend
à éliminer les bactéries
sensibles pour laisser place aux bactéries
résistantes. L'autre phénomène
important est la dissémination des gènes
de résistance vers des bactéries
sensibles au sein d'une même espèce mais
aussi au sein d'espèces
éloignées.
-
- En cas de
fièvre, que faire ?
- Surveiller
la température
-
Dévêtir
votre enfant sans le déshabiller
complètement
-
Enlever
les couvertures
-
Installer
votre enfant dans une pièce à
18°/20°
-
Donner
si possible un bain tiède, 2
degrés en dessous de sa
température pendant 10 minutes en
mouillant la tête
-
Proposer
souvent de l'eau à boire (1 biberon d'eau
supplémentaire la nuit pour les
nourrissons)
-
Privilégier
la position allongée sur le
dos
-
Ne
pas donner d'antibiotiques avant d'avoir
consulté, vous risquez de fausser le
diagnostic
-
Utiliser
les médicaments contre la fièvre
suivant la prescription du médecin
-
- Pourquoi
consulter le médecin ?
-
- La consultation permet
de vérifier l'absence de gravité de la
maladie et de décider d'un traitement
adapté. L'origine
bactérienne ou virale de la maladie
relève du diagnostic lors de la
consultation.
- Lors de la
consultation, posez des questions au médecin,
faites-lui part de vos inquiétudes.
Il vous
aidera à comprendre la maladie de votre enfant:
les signes, la durée, l'évolution
normale. Si le médecin ne prescrit pas
d'antibiotiques, il vous expliquera ses raisons. Un
diagnostic d'infection virale n'est pas un aveu
d'incompétence. L'identification des virus est
longue, difficile et rarement nécessaire. Si le
médecin prescrit des antibiotiques, il vous
expliquera son choix. Respectez les doses et la
durée du traitement. L'arrêt
prématuré du traitement, même si
l'enfant va mieux, l'oubli de certaines prises
favorisent l'apparition de bactéries
résistantes.
-

- 1 - Les antibiotiques
soignent la grippe ?
- 2 - Les antibiotiques
sont toujours efficaces contre la fièvre ou la
toux ?
- 3 - Le mouchage vert
peut faire partie de l'évolution normale des
rhumes ?
- 4 - Depuis 15 ans, les
bactéries deviennent plus résistantes
aux antibiotiques ?
- 1 =
FAUX
la grippe est une maladie virale
- 2 =
FAUX
la fièvre ou la toux sont souvent les
signes d'une infection virale qui ne
nécessite pas de traitement par
antibiotiques
- 3 =
VRAI
la couleur verte n'est pas toujours signe
d'infection bactérienne et ne
nécessite pas systématiquement un
traitement par antibiotiques
- 4 =
VRAI
l'usage inapproprié ou
répété d'antibiotiques a
contribué au développement des
bactéries résistantes.
d'après
un document réalisé par les membres du
GEPIE (Groupe d'Études et de Prévention des
Infections de l'Enfant)
Antibiotiques : bien mais peut mieux faire
(octobre 2004)
- «
Les antibiotiques, c´est pas automatique ».
La campagne de bon usage du médicament
antibiotique a été lancée par
l´assurance maladie il y a tout juste deux ans,
en octobre 2002. La France était alors le plus
gros consommateur d´antibiotiques en Europe.
Aujourd´hui, le pays n´est toujours pas un
bon élève en la matière mais a
fait de réels progrès. Ainsi avons-nous
diminué de 16 % notre consommation
d´antibiotiques en deux ans, ce qui, compte tenu
du fait que l´objectif visé est de 25%
à l´horizon 2008. Chez les jeunes enfants
(0-6 ans), c´est encore mieux, avec un recul de
20,6% depuis 2002. Ce sont pas moins de 6,4 millions
de traitements inappropriés qui ont de cette
façon pu être évités. Cela
étant, signale le Dr. Didier Guillemot,
épidémiologiste à l´Institut
Pasteur, il ne faut pas trop se féliciter des
avancées déjà obtenues car «
peut-être que ce que nous avons gagné
était le plus facile à gagner
».
-
- Les
professionnels de la petite enfance mis à
contribution
- L´assurance
maladie s´est appuyé, dans le cadre de la
campagne sur les antibiotiques, sur les professionnels
de la petite enfance avec lesquels elle a
organisé 180 tables rondes à travers le
pays. Concernés de par le fait que les enfants
de 0 à 6 ans, alors qu´ils ne
représentent que 6% de la population, sont les
destinataires de 19% des prescriptions antibiotiques,
ces professionnels ont globalement tous relevé
la même difficulté : la prescription
d´antibiotiques est perçue comme « la
super pièce justificative qui permettra le
retour de l´enfant en collectivité ».
Les parents pensent qu´à partir du moment
où leur enfant prend des antibiotiques, non
seulement il n´est pas contagieux et peut donc
retourner à la crèche, le cas
échéant mais en plus, il guérira
plus vite. Pour le pédiatre Robert Cohen, pour
bien faire et éviter ce type de malentendus, il
conviendrait notamment de clarifier les
règlements intérieurs des
crèches.
-
- L´implication
des médecins
- Selon
les chiffres communiqués par l´assurance
maladie, « à clientèle
égale, chaque médecin
généraliste prescrit en moyenne une
boîte d´antibiotiques toutes les trois
consultations ou visites ». Toutefois, il existe
des disparités régionales et, dans
certains départements, la moyenne de
prescriptions passe à une boîte
d´antibiotiques toutes les deux visites ou
consultations. Du coup, des efforts en termes de
communication autour du bon usage des antibiotiques
devraient être centrés sur ces
départements.
- Par
ailleurs, le Pr. Hubert Allemand, médecin
conseil national à l´assurance maladie,
rapporte que 58% des médecins ont
été formés et
équipés en tests de diagnostic rapide de
l´angine (TDR) et 2,7 millions de ces TDR ont
jusqu´ici été distribués
gratuitement à ces médecins. De plus,
pas moins de 14.000 places de formation
conventionnelle étaient disponibles cette
année pour les médecins, l´objectif
étant que 70% des généralistes
soient formés d´ici
2007.
- Enfin,
s´il dénonce le fait que la France
consomme deux fois plus d´antibiotiques que
l´Allemagne, Frédéric van
Roekeghem, directeur de la Cnamts, se félicite
de ce que cette campagne sur les antibiotiques aura
occasionné &endash; jusqu´ici &endash; une
économie d´une centaine de millions
d´euros à l´année. C´est
ce qui s´appelle joindre l´utile (meilleure
utilisation des antibiotiques) à l´utile
(occasionner des
économies).
- SOURCE
: egora
-
- La
prescription d'antibiotiques diminue
( SOURCE :
caducee
01/2005)
- L'Institut de
Recherche et Documentation en Economie de la
Santé (IRDES) indique une diminution des
prescriptions d'antibiotiques par les médecins
généralistes en France depuis 1998. Cet
institut vient de publier une étude de
l'évolution de la prescription des
antibiotiques entre 1992 et 2002.
- Le principal
problème de la surconsommation d'antibiotiques
des dernières décennies a
été l'apparition de résistances
bactériennes. Diverses campagnes
destinées à promouvoir une utilisation
plus raisonnée des antibiotiques ont
été mises en place et un effet positif
semble aujourd'hui se dégager.
- Ainsi, selon
l'étude de l'IRDES, le pourcentage de
séances chez les généralistes qui
ont conduit à la prescription d'antibiotiques
est passé de 27 % en hiver 1996/1997 à
18 % en hiver 2002/2003. Cette baisse des
prescriptions est particulièrement
marquée dans les cas de la grippe et des
syndromes grippaux.
- Par ailleurs,
les auteurs de cette enquête ont mis en
évidence une modification de la nature des
antibiotiques prescrits. En effet, ils ont noté
une baisse partielle de l'emploi des
pénicillines au profit des antibiotiques de la
classe des macrolides et des quinolones. Dernier point
important, les recommandations apparaissent de mieux
en mieux suivies, notamment pour les otites et
sinusites.
- La
synthèse de cette étude
réalisée par Nathalie Grandfils,
Catherine Sermet et Laurence Auvray peut être
téléchargée au format pdf sur le
site de l'IRDES www.irdes.fr.
Source :
IRDES,
http://www.irdes.fr/Publications/Bulletins/QuestEco/pdf/qesnum87.pdf

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