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En particulier toute
décision concernant un traitement médical
devrait toujours se prendre en consultation avec un
professionnel de la santé
qualifié.
Sources
http://www.pagesperso-orange.fr/pharma.rocheville/
et
d'après un
document EFFIK division nutrition "Ginéservice
Grossesse'"
mots clefs:
iode et
thyroide
allergie iode, diode,
teinture d'iode,
diiode, inode,
iodine,
problèmes iode
et thyroide,
cancer thyroide, iode
radioactif,
carence en iode, iode
radioactif
|
- L'IODE,
- UN DES
OLIGO-ÉLÉMENTS INDISPENSABLE À
NOTRE ORGANISME.
L'iode est un
oligo-élément, c'est-à-dire une
substance métallique qui se trouve en très
petite quantité dans notre organisme et qui est
absolument essentielle à son bon fonctionnement.
L'iode existe aussi à l'état naturel
principalement dans les océans d'où il
subit une évaporation, passe dans
l'atmosphère, puis retombe sur terre avec les eaux
de pluie. Dans notre corps c'est seulement par
l'alimentation qu'il est apporté. Son absence peut
être gravement nuisible à
l'organisme.
SON
UTILITÉ
- Dans notre organisme, l'iode entre
dans la composition des hormones thyroïdiennes
indispensables à la croissance de tous nos
tissus, en particulier ceux du cerveau.
- La thyroïde est une petite
glande située à la base du cou qui
produit deux hormones que l'on appelle en langage
simple T3 et T 4 en fonction de leur teneur en iode.
Donc, si la thyroïde n'est pas
approvisionnée en iode, elle ne peut pas
fabriquer ses hormones !
- Pour le bébé, c'est
même chose! Dès le stade ftal, sa
thyroïde a besoin d'iode pour assurer le
développement de son cerveau. Or, pendant les
premiers mois de sa vie, le ftus est incapable
de fabriquer lui-même ses propres hormones,
c'est la maman qui les lui fournit et pour cela elle a
besoin d'iode !
- Et même ensuite, lorsque sa
thyroïde commence à fonctionner, vers le
milieu de la grossesse, il a toujours besoin d'iode
pour synthétiser ses propres hormones et la
seule solution, c'est que sa mère lui en
procure à travers le placenta. Pour assurer son
développement cérébral, le
ftus est totalement dépendant de l'iode
de la mère.
-
|
GROSSESSE = BESOINS
ACCRUS EN IODE
|
- La grossesse est une
véritable période de travaux
forcés pour la
thyroïde:
- D'abord les besoins en
iode sont augmentés : certaines
hormones produites en abondance pendant la
grossesse, en particulier les
strogènes et la bêta
hCG, (l'hormone dépistée par
les bandelettes des tests de grossesse),
obligent la thyroïde à
travailler de manière intense. Il
lui faut donc plus d'iode.
- Mais les pertes aussi
sont augmentées: la grossesse
favorise l'élimination de l'iode
dans les urines. Et enfin l'iode de la
mère passe au travers du placenta
pour alimenter le ftus.
Tous ces facteurs
contribuent à augmenter le travail de
la thyroïde qui réclame d'autant
plus d'iode pour fabriquer ses hormones, la
T3 et la T4.
|
|
-
- ET SI JE MANQUAIS D'IODE
PENDANT MA GROSSESSE ?...
- Le travail "forcé" de la
thyroïde pour compenser son manque d'iode peut se
traduire par un goitre (grosseur à la base du
cou): d'ailleurs dans l'Antiquité, où de
très nombreuses femmes étaient en
carence chronique en raison de la pauvreté de
l'alimentation, on diagnostiquait la grossesse par
l'augmentation du diamètre du cou
...
- La grosseur du goitre est
proportionnelle à l'intensité de la
carence initiale et à sa durée. Si le
manque d'iode est compensé rapidement, le
goitre se résorbe et disparaît. En
revanche, si à chaque grossesse une femme
était en manque d'iode, le goitre finirait par
persister et la patiente serait en état
d'hypothyroïdie. Cela se traduit par des
symptômes comme une fatigue, une
nervosité, des troubles du sommeil, une
augmentation de la tension artérielle, et des
risques accrus de fausses couches. En plus de ce qui
risque de se produire pour la maman, c'est surtout
pour le futur bébé que les
conséquences peuvent être plus graves
notamment sur le plan intellectuel.
-
-
- ET POUR MON
BÉBÉ ?
- Si la mère manque d'iode,
le foetus manquera d'iode ...
- Or, le cerveau du foetus est
l'organe le plus sensible au manque d'iode. C'est lui
qui au cours de la vie intra-utérine et de la
période néonatale a besoin, pour se
développer, d'énormément
d'hormones thyroïdiennes en raison de sa
croissance très rapide. Le stade extrême
de la carence en iode, comme on peut l'observer encore
dans le monde chez certaines populations très
démunies, est ce que l'on appelle le «
crétinisme goitreux », forme de
débilité mentale profonde. Mais, si
celui-ci était encore constaté dans
certaines régions reculées de France
à la fin du 19' siècle, aujourd'hui il a
complètement disparu de notre pays.

- AI-JE SUFFISAMMENT
D'APPORT D'IODE ?
Seul le taux d'iode dans les urines,
la iodurie, permettrait de savoir si on est en manque
d'iode ou non. Cet examen peut être effectué
par un laboratoire d'analyses, mais il n'est pas pris en
charge par la sécurité sociale ... et pour
cette raison, n'est jamais effectué. En fait,
comme on ne peut pas connaître son "statut
iodé" et que le risque majeur se situe au moment
de la grossesse, il vaut mieux tout faire pour
éviter d'être en déficit, et
augmenter ses apports !
DANS QUELS ALIMENTS TROUVER DE
L'IODE ?
- L'iode est principalement
apporté par les aliments d'origine marine: les
algues (20 à 50 mg/100g), les poissons: (25
à 75 µg/100g), les crustacés et les
mollusques (40 à 320 µg/100g).
- Les oeufs et les produits laitiers
sont une source non négligeable.
- La viande, les fruits et les
légumes, et les eaux potables en sont
très pauvres.
- Sachez aussi que certains agents
de texture comme les alginates et les
carraghénates ou les colorants utilisés
dans l'alimentation industrielle sont riches en
iode.
- En France, l'iodation des sels de
table est autorisée depuis 1952, à
raison de 15 mg/kg, et aujourd'hui les laits
infantiles sont également
supplémentés en iode. Malgré
cela, la France reste encore actuellement en
état de légère
carence
|
Contenu
en iode de certains aliments
(µg/portion)
|
|
10 g
d'algues
|
70000
|
|
hareng
fumé (150 g)
|
150
|
|
1
tête d'ail (30 g)
|
27
|
|
1
poignée de crevettes grises (100 g)
|
90
|
|
crabe (100
g)
|
40
|
|
1 douzaine
d'huître
|
18
|
|
1 part
moyenne de poisson de mer (120 g)
|
12
à 48
|
|
1 oeuf (50
g)
|
5
|
|
1 part
moyenne de poisson d'eau douce (120 g)
|
3,6
à 6
|
|
1 part
moyenne de viande (120 g)
|
3,6
|
|
1 assiette
de légumes frais (200 g)
|
2
à 10
|
|
morue
fraîche (100 g)
|
500
|
|
soja (100
g)
|
100
|
|
haricots
verts (100 g)
|
30
|
|
Laitages
(100 g)
|
20
|
-
- ATTENTION au risque de
surdosage en IODE par consommation excessive d'algues
!
- En Allemagne, l'Institut
Fédéral de Protection de la Santé
des Consommateurs et de Médecine
Vétérinaire (Bundesinstitut für
gesundheitlichen Vebraucherschutz und
Veterinärmedizin) signale que la consommation
d'algues séchées, pourrait
présenter des risques. Les algues
séchées peuvent contenir jusqu'à
6500 mg d'iode par kg. Une consommation d'iode est
sans risque pour la santé jusqu'à 20 mg
mais des doses supérieures peuvent conduire
à une hyperthyroïdie (irritabilité,
amaigrissement, insomnie
) et des atteintes
cutanées.

- LES BESOINS JOURNALIERS EN
IODE ?
- En dehors de la grossesse, les
apports recommandés sont de 100 à 150
µg/jour. Chez la femme enceinte et pendant
l'allaitement, ces besoins sont augmentés
à 200 µg/jour. Or en moyenne,
l'alimentation apporte 70 à 80 µg/jour
d'iode. Pour cette raison, pendant la grossesse,
l'alimentation même très riche en iode,
et même si on habite au bord de la mer, ne peut
pas tout faire ...
- En Europe, le risque de carence
iodée existe de façon
modérée. Dans notre pays, les
résultats de l'étude SU.VI.MAX. (*)
réalisée sur plus de 7000 femmes ont
révélé une carence
légère en iode,
caractérisée par une iodurie moyenne de
82 µg/l. Pour l'Organisation Mondiale de la
Santé, une carence est dite
légère si les taux urinaires d'iode sont
compris entre 50 et 100 µg/l,
modérée entre 25 et 50 µg/l et
sévère en dessous de 25 µg/l. Or,
selon les experts, la carence en iode est la cause la
plus facilement évitable de retard intellectuel
chez l'enfant. C'est pourquoi, après avoir
préconisé l'iodation des sels de cuisine
et des laits infantiles, face au risque potentiel de
carence qui demeure malgré ces mesures, la
plupart des scientifiques recommandent
désormais une supplémentation en iode
chez les femmes enceintes.
- (*) VALEIX
p et coll'Iodine deficiency in France. Lancet 1999;
353' 1766-1767
- Des études ont
montré qu'il est possible de compenser les
déficits en iode au cours de la grossesse par
une supplémentation. Celle-ci est efficace pour
prévenir les hypothyroïdies
néonatales et améliorer les performances
intellectuelles des enfants. Ainsi, on a pu observer
que les enfants nés de mères
supplémentées avaient des Quotients
Intellectuels supérieurs à ceux
nés de mère dont la carence n'avait pas
été corrigée, à condition
que la supplémentation soit commencée au
tout début de la grossesse, au moment où
le foetus en a le plus besoin. Il est conseillé
de poursuivre cet apport d'iode, y compris pendant
l'allaitement, c'est-à-dire tant que le
développement de l'enfant se fait. On peut
même commencer avant la grossesse pour renforcer
son capital iodé. En outre, il a
été prouvé que cette
supplémentation, réalisée
à des doses modérées (50 à
200 µg par jour) n'est pas dangereuse, ni pour la
mère, ni pour l'enfant.
Dans tous les cas: demandez
conseil à votre gynécologue, lui seul
pourra évaluer vos besoins et vous donner la
supplémentation
appropriée.

- Apports en iode stable recommandés
par l'OMS
-
La
Thyroïde
*
- L'élimination mondiale de la
carence en iode est à notre portée
(source OMS)
-
- 21 DECEMBRE 2004 | GENEVE -- Selon
un nouveau rapport mondial de l'Organisation mondiale
de la Santé (OMS) sur la situation de l'iode,
le nombre de pays où la carence en iode
représente un problème de santé
publique a diminué de moitié en dix ans.
La carence en iode est une cause importante de
troubles dans le développement mental de
l'enfant. La principale stratégie, l'iodation
universelle du sel, est un succès. On constate
néanmoins des carences en iode dans 54 pays et
il faudra des efforts soutenus pour développer
les programmes d'iodation du sel, ainsi que l'indique
le rapport Iodine status worldwide.
-
- "La carence en iode
représente une menace majeure pour la
santé et le développement des
populations dans le monde entier, notamment pour les
enfants d'âge préscolaire et les femmes
enceintes, explique le Dr LEE Jong-Wook, Directeur
général de l'OMS. Ce rapport montre que
l'élimination mondiale de ce problème
est à notre portée."
-
- La carence résulte de la
pauvreté des sols en iode, entraînant une
faible concentration de cette substance dans les
produits alimentaires et donc des apports insuffisants
pour la population. Lorsque les normes ne sont pas
atteintes, il arrive que la thyroïde ne soit plus
en mesure de synthétiser l'hormone
thyroïdienne en quantité suffisante. La
faible concentration sanguine qui en résulte
est la cause principale d'un certain nombre
d'anomalies du métabolisme et du
développement, ce que l'on appelle les troubles
dus à une carence en iode.
-
- Le crétinisme en est la
manifestation la plus extrême mais les efforts
actuels pour éliminer la carence en iode sont
motivés avant tout par les troubles
neurologiques et mentaux plus atténués,
responsables de mauvais résultats scolaires,
d'une diminution des capacités intellectuelles
et d'une altération de l'aptitude au
travail.
-
- L'OMS recommande l'iodation
universelle du sel, c'est-à-dire l'utilisation
de sel iodé pour l'alimentation humaine et
animale afin de prévenir ou de combattre la
carence en iode. Sous la direction de l'UNICEF et de
l'OMS, la plupart des pays connaissant ce
problème de santé publique ont
appliqué cette stratégie. L'UNICEF
estime que 66 % des ménages dans le monde ont
désormais accès au sel
iodé.
-
- Le nouveau rapport de l'OMS donne
une estimation de la situation de l'iode dans la
population mondiale et rend compte des progrès
effectués par chaque pays au cours des dix
dernières années pour arriver à
éliminer la carence en iode. Il se fonde sur la
base de données OMS sur la carence en iode, qui
compile les données sur la concentration
urinaire en iode, sur la prévalence du goitre
(hypertrophie de la thyroïde) et surveille
l'ampleur, la gravité et la répartition
des carences en iode dans le monde. C'est l'UNICEF qui
finance le fonctionnement de cette base de
données.
-
- Le nombre de pays où la
carence en iode reste un problème de
santé publique était de 54 en 2003,
contre 110 en 1993, ce qui, comme le dit l'OMS, montre
bien l'efficacité de la stratégie
d'iodation universelle du sel. Les apports d'iode sont
désormais suffisants dans 43 des 126 pays pour
lesquels on disposait de chiffres en 2003. Sur les 54
pays où l'on observe une carence en iode,
celle-ci est faible dans 40 d'entre eux et
modérée à forte dans les 14
autres. Il faut donc renforcer les programmes
d'iodation du sel dans ces pays.
-
- Dans 29 pays, les apports en iode
sont un peu trop élevés, voire excessifs
dans certains cas. Des apports quotidiens en iode
supérieurs à la limite
considérée comme sûre peuvent
entraîner des dysfonctionnements
thyroïdiens chez les sujets sensibles. Cela
souligne l'importance de renforcer les contrôles
de qualité du sel iodé de façon
à avoir des concentrations suffisantes pour
couvrir un apport alimentaire optimal sans arriver
à des quantités trop
élevées. L'OMS insiste également
sur la nécessité de veiller à ce
que la promotion du sel iodé n'entraîne
pas une surconsommation de sel pouvant contribuer
à l'apparition de l'hypertension
artérielle : le sel peut être iodé
en fonction d'une consommation compatible à
celle recommandée par l'OMS, à savoir un
maximum de 5 g par jour.
-
- Pour atteindre l'objectif
d'éliminer la carence en iode d'ici à
2005, adopté par la Session extraordinaire de
l'Assemblée générale des Nations
Unies consacrée aux enfants en 2002, l'OMS doit
relever un double défi : premièrement
entretenir la base de données mondiale sur la
carence en iode de façon à
contrôler et à suivre les progrès
faits par les pays. Pour ce faire, elle invite les
Etats Membres à renforcer leurs systèmes
de surveillance de la situation nutritionnelle en ce
qui concerne l'iode. Deuxièmement, au moyen
d'une collaboration étroite avec les
gouvernements et les partenaires de l'OMS dans le
domaine de la carence en iode, il s'agit d'aider les
Etats Membres à garantir l'accès au sel
iodé pour les populations exposées au
risque. Parmi ces partenaires, on citera notamment
l'UNICEF et des organisations non gouvernementales
comme le Conseil international pour la Lutte contre
les Troubles dus à une Carence en Iode,
l'initiative sur les micronutriments, Kiwanis
International et l'industrie du sel qui composent le
Réseau mondial pour l'élimination
durable de la carence en iode (Global Network for the
Sustained Elimination of Iodine
Deficiency)
|
Age/statut physiologique
particulier
|
Apport quotidien
(µg / jour)
|
|
0 à 12
mois
|
50
|
|
1 à 6
ans
|
90
|
|
7 à 12
ans
|
120
|
|
à partir de 12
ans
|
150
|
|
Grossesse
|
200
|
|
Allaitement
|
200
|
La
Thyroïde 
|