La douleur et la fièvre chez le bébé

Comment savoir s’il a mal

Chez le nouveau-né et le nourrisson

Apprenez à reconnaître la douleur devant
– des cris, des pleurs non calmés par vos bercements et vos câlins,
– une position inhabituelle « roulé en oeuf »,
– une prostration l’enfant (anormalement calme).

Entre 18 mois et 5 ans

Certains gestes, comme de mettre sa main à l’oreille en cas d’otite, sont très évocateurs.
C’est souvent par un changement d’attitude que l’enfant exprime sa douleur. Soyez donc attentif à: une perturbation du sommeil, une perte d’appétit, un repli de l’enfant sur lui-même, un calme excessif, un désintérêt…
Au fur et à mesure qu’il grandit, l’enfant devient capable de mieux exprimer sa douleur, mais a souvent du mal à la localiser.

L’anxiété qu’il ressent face à cette douleur lui contracte l’estomac, lui noue l’intestin: il se plaint alors d’avoir « mal au ventre », même lorsqu’il a mal ailleurs !

Après 5 ans

Même si l’enfant exprime sa douleur, il a encore des difficultés à la décrire précisément.
Il devient possible pour le médecin, vers 5-7 ans, de mesurer l’intensité de la douleur de l’enfant au moyen de tests d’auto-évaluation mis au point spécialement à cet effet par certains services hospitaliers.

Dans quels cas dois-je appeler le médecin ?

– Maux de ventre persistant depuis plus de 2 heures chez le tout-petit, associés ou non à de la fièvre et à un ventre dur
– Brûlures en urinant
– Origine de la douleur non identifiée
– Douleur au niveau d’une articulation, accompagnée de fièvre.

Localiser et soulager

Tentez de localisez la douleur de l’enfant

Il a mal en mangeant ?… Faites-lui ouvrir la bouche, regardez si des dents sortent et recherchez des aphtes…
Il a mal en avalant ?… Recherchez des ganglions douloureux dans le cou et inspectez sa gorge.
Il a mal en buvant ?… Ses dents sont-elles sensibles au froid, au sucre (carie) ?
Il a mal en urinant ?… Observez ses urines.
Il a mal en se redressant ?… Palpez son ventre et pensez aux coliques, aux ballonnements, à la constipation, à l’appendicite.
Il a mal en penchant la tête ?… Recherchez des signes associés évocateurs de méningite (nuque raide, fièvre, vomissements, rejet de la lumière).
Il a mal en respirant ?… Vérifiez si son nez est encombré, sa respiration bruyante (rhume, rhinopharyngite, corps étranger).
Il a mal en ouvrant les yeux ?… Examinez ses paupières, ses yeux: sont-ils rouges, larmoyants purulents, sensibles à la lumière (conjonctivite).
Appréciez l’intensité de la douleur

Devant des signes évocateurs: pleurs, prostration, enfant plié en deux.
MONTREZ À VOTRE ENFANT QUE VOUS COMPRENEZ QU’IL A MAL, RASSUREZ-LE.
ESSAYEZ DE SOULAGER LA DOULEUR LE PLUS TÔT ET LE PLUS VITE POSSIBLE.
Avec un médicament contre la douleur.
Ce traitement sera suffisant dans de nombreuses situations courantes et bénignes, comme les poussées dentaires.

Douleur: quelques idées reçues à combattre

Les médicaments contre la douleur gênent le médecin pour trouver ce dont souffre l’enfant:
FAUX Au contraire celui-ci se laissera d’autant plus facilement examiner qu’il aura moins mal.

Une douleur des membres est généralement une douleur de croissance:
FAUX Elle doit être distinguée d’une douleur des articulations, imposant une consultation médicale.

Les enfants, et surtout les nourrissons, souffrent moins que les adultes:
FAUX Des études ont montré que, dès la naissance, la sensation douloureuse existe. Chez le tout-petit, la douleur physique s’accompagne d’un sentiment de détresse. Chez le petit enfant, la douleur est génératrice de peur.

La douleur est nécessaire comme moyen de défense:
FAUX La douleur est un frein à la guérison. Elle doit être impérativement traitée dès les premiers symptômes pour aider l’enfant à combattre sa maladie.

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