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devrait toujours se prendre en consultation avec un
professionnel de la santé
qualifié.
sources:
http://pagesperso-orange.fr/pharma.rocheville/
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FAUX MÉDICAMENTS : JACQUES CHIRAC
APPELLE À LA LUTTE
Le 12 octobre 2009, à Cotonou
(Bénin), Jacques CHIRAC a lancé
une grande campagne internationale contre les
médicaments contrefaits. Par la
même occasion, il a appelé à
une conférence mondiale, en 2010,
à Genève, en vue d'une
«Convention internationale de lutte contre
les faux médicaments ».
Devant les présidents de plusieurs
pays d'Afrique (Bénin, Togo,
Sénégal, Burkina Faso, Congo
Brazzaville, Niger, Centrafrique), l'ancien
président français a
déclaré que « De toutes les
inégalités, la plus blessante est
l'inégalité devant la santé
» et a souligné la nature criminelle
de la contrefaçon. Après cette
entrée en matière, il a
rappelé qu'un médicament sur 4
était un faux dans les pays en
développement et que 200.000
décès pourraient être
évités chaque année si les
médicaments prescrits contre le paludisme
étaient conformes à la
réglementation et capables de traiter
réellement cette maladie.
Espérons que l'appel de Cotonou soit
entendu du plus grand nombre !
Source : AFP, 12
octobre 2009
|
|
- ATTENTION:
- Les
faux médicaments arrivent en Europe notamment
par Internet !
-
- Il
existe de faux "Vuitton", de fausses "Rolex" ... mais,
au niveau mondial, le marché de la
contrefaçon des médicaments est un
énorme marché (le second marché
de contrefaçon, après les produits de
luxe ...). ATTENTION: le risque n'est pas seulement
douanier, c'est votre santé qui peut être
en danger !
- Devant
le risque très important d'arrivée de
produits contrefaits, de produits toxiques, de
produits inefficaces par le biais d'internet, je me
permets de mettre en ligne un article paru dans la
presse: "les Nouvelles Pharmaceutiques" d'octobre
2005.
-
- Un Rappel:
- En France,
aucun pharmacien ne peut acheter, ni se
réapprovisionner, sans s'identifier
auprès d'un répartiteur, d'un
distributeur ou d'un fabricant. Chacune de ces
entreprises, considérées comme
établissements pharmaceutiques, fait dialoguer
entre eux des pharmaciens diplômés
identifiés. Par ailleurs la
réglementation sur les prix, la
traçabilité des lots et les conditions
de délivrance sur ordonnance médicale au
patient ne rendent pas notre pays
particulièrement attractif aux mafias du faux
médicament !
- Mais la vente
sur internet, toute interdite qu'elle soit, est
menaçante ...
CONTREFAÇONS
DE
MÉDICAMENTS
- L'Europe veut
endiguer la vague montante
- Si la
situation européenne est encore loin de celle
des États-Unis où le taux de
contrefaçon de médicaments est
évalué à 10 % du marché,
le Conseil de l'Europe se préoccupe de la
multiplication des cas sur notre continent. Des pistes
ont été débattues lors d'un
séminaire organisé à Strasbourg
en présence d'institutionnels et de
professionnels de santé des différents
pays européens.
-
- Faut-il
s'inquiéter du développement des
contrefaçons de médicaments en Europe
?
- Sans aucun
doute, ont unanimement déclaré les
participants du séminaire organisé du 21
au 23 septembre par le Conseil de l'Europe. Ce
marché qui touche tous les médicaments -
génériques, médicaments de
marque, vétérinaires -, se
développe très vite et menace la
santé des consommateurs européens.
Autant de raisons qui incitent les autorités
à mettre en uvre rapidement des moyens et
des conditions pour contrecarrer les
velléités des contrefacteurs.
Très développée sur le
marché américain où il existe
différents types d'opérateurs, la vente
sur Internet a souvent été
montrée du doigt. Certains pays comme la Suisse
n'ont d'ailleurs pas hésité à
mettre en garde le grand public avec des messages
forts: « Acheter des médicaments sur
Internet. c'est compromettre sa santé !
»
-
- Une situation
inquiétante
- Concrètement,
la situation européenne reste difficile
à évaluer car il existe peu
d'études sur le sujet. Cependant, des exemples
concrets commencent à remonter des
différents États. Ainsi, en Suisse, deux
cas de commerce illégal d'une valeur de 15
millions d'euros chacun ont été
identifiés. Dans le premier cas, les
contrefaçons avaient été
introduites dans le circuit légal par
l'intermédiaire d'un grossiste suisse et, dans
le second cas, un arrivage important de traitements
contre le VIH-SIDA - en provenance d'Afrique et
destiné au marché européen - a
été bloqué par les douanes. En
Angleterre, une étude réalisée en
2004 a évalué à 44 % le taux de
Viagra@ contrefait sur Internet. Le médicament
vétérinaire n'est pas
épargné. En Irlande du Nord, des «
faux » antibiotiques vétérinaires
(Excenel®) et antihelminthiques (Noromectin®)
ont été identifiés.
- Dans notre
pays, les cas recensés n'ont pour l'instant
concerné que des médicaments - Viagra@
notamment - en transit ou distribués par des
canaux non autorisés.
Globalement,
au niveau européen, les cas semblent encore
sporadiques ou liés à des circuits
particuliers: clubs de sport (anabolisants) ou
hormones pour transsexuels, etc. Cependant, selon les
constats dressés par les douanes, les
quantités interceptées par les douanes
européennes ont augmenté de 43 % entre
2003 et 2004, passant de 548000 produits
prélevés à 788000 !
- Au-delà
de ces constats dressés sur le terrain, un lien
est établi entre contrefacteurs et
réseaux terroristes ou mafieux, soit pour le
financement de leurs actions, soit pour le blanchiment
d'argent. De leur côté, les
contrefacteurs améliorent leurs techniques pour
déjouer les douanes. Les médicaments ne
sont plus envoyés sous forme finale, mais en
kit : les blisters dans un premier envoi, les
comprimés ensuite et enfin les emballages
secondaires pour assurer le conditionnement. Ces
différents éléments étant
assemblés dans un pays d'Europe.
-

- Mettre en place des
moyens de lutte
- Face à
la diversité des opérateurs et les
origines éloignées des produits
contrefaits (le Pakistan, la Chine et l'Inde sont les
plus souvent cités), le Conseil de l'Europe a
souligné la nécessité d'une
coopération entre tous les États
membres, l'industrie, les professionnels de la
santé et les associations de patients, les
institutions de l'Union européenne et les
organisations internationales. Les
contrefaçons constituent certes une
atteinte aux droits de la propriété
intellectuelle, mais surtout une possible atteinte
à la santé.
- La
législation actuelle est apparue peu
dissuasive, les contrefacteurs ne pouvant être
poursuivis que pour infraction à la
réglementation sur les marques. « 1 kg de
médicament est parfois plus intéressant
et moins risqué que 1 kg de cocaïne ou
autre stupéfiant », a souligné un
intervenant. La mise en danger de la vie d'autrui
pourrait être l'une des notions à
introduire dans les réglementations pour
alourdir les sanctions
éventuelles.
- Pour
s'assurer de la qualité du circuit de
distribution, la traçabilité semble plus
que jamais nécessaire. Qui fait quoi et dans
quelles mains sont passés les
médicaments ? Ces questions doivent avoir des
réponses systématiques, ce qui
nécessitera le développement d'outils
spécifiques.
- Autre aspect
essentiel de la lutte contre les contrefaçons:
la coordination. L'élément central
pourrait être constitué par les agences
du médicament des différents pays qui
assureraient le lien avec les douanes, les
ministères concernés, les professionnels
de santé et les laboratoires pharmaceutiques.
Sans oublier l'implication nécessaire des
systèmes de pharmacovigilance qui sont à
même de détecter d'éventuelles
contrefaçons. En Grande-Bretagne, par exemple,
un cas de contrefaçon de Cialis® a pu
être identifié grâce aux
déclarations du patient s'étonnant de
«l'effritement» inhabituel des
comprimés, déclaration qui était
remontée aux services de
pharmacovigilance.
- Enfin, la
mise en place de programmes de formation des
différents acteurs devrait être un moyen
de mieux dépister les contrefaçons et
prévenir les risques pour la santé des
concitoyens.
- La
structuration du réseau européen de la
distribution du médicament en Europe a
jusqu'à aujourd'hui freiné
l'entrée des contrefaçons. Il faut
cependant veiller à ne pas
déréglementer les marchés
d'autant que l'élargissement récent de
l'Europe impose de recréer un niveau
élevé de sécurité au sein
de la chaîne pharmaceutique. La lutte contre la
contrefaçon passe également par les
pharmaciens, qui sont et doivent demeurer un
réseau sûr pour les patients. En tant que
spécialistes du médicament, ils seront
également en première ligne s'il
advenait qu'un jour une contrefaçon de
médicaments soit découverte dans le
circuit pharmaceutique, en particulier pour expliquer
et rassurer les patients.
-
- Les risques d'Internet
pour les patients:
- Lors du
séminaire organisé par le Conseil de
l'Europe, Jean Parrot est intervenu en tant que
président de la FIP (Fédération
internationale pharmaceutique). Voici quelques
extraits de son intervention:
- «
Internet a permis l'extension de la vente à
distance des médicaments en offrant une
plate-forme mondiale de commande par voie
électronique. Pratiquement, tous les
médicaments peuvent être commandés
sur Internet. En dehors des pharmacies en ligne
dûment autorisées à pratiquer la
vente à distance dans les pays où ces
activités ont été
encadrées, les autres offres relèvent
plutôt d'activités purement commerciales
et souvent frauduleuses, quand elles ne constituent
pas un moyen d'écouler les contrefaçons
de médicaments produites par l'entreprise.
Les patients, très sollicités par des
publicités de toute nature, s'exposent à
recevoir des médicament contrefaits,
périmés, altérés par des
conditions de transports, ou encore non identifiables
par l'absence d'emballage approprié. Ils
s'exposent également à la non-livraison
des médicaments commandés. Les offres
illicites côtoient les offres licites, rendant
difficiles pour les utilisateurs l'identification des
services dûment habilités. A cela
s'ajoute une forte
hétérogénéité des
réglementations en matière de vente
à distance de médicaments d'un pays
à l'autre. Les autorités et associations
professionnelles développent quant à
elles des actions d'éducation du public
(chartes, recommandations, guides, labels...) visant
à avertir les cyberconsommateurs des risques
encourus par la commande de médicaments sur
Internet et à les orienter vers des sites
autorisés, quand les pharmacies en ligne sont
autorisées dans le pays. La
Fédération internationale pharmaceutique
encourage, pour sa part, les organisations
professionnelles nationales à agir massivement
auprès du public en ce sens. Elle recommande
également l'élaboration d'un
environnement réglementaire qui encadre
l'activité des e-pharmacies avec le même
niveau d'exigence que pour les pharmacies physiques
tant au niveau de leurs approvisionnements qu'en
matière d'inspection, d'enregistrement, de
labellisation et de contrôle».



-
- E.LECLERC DÉBOUTÉ, LES
PHARMACIENS SOULAGÉS !
- CAR LA LUTTE CONTRE LA DIFFUSION DES
MÉDICAMENTS EN GRANDE SURFACE, EST UN ESPOIR
POUR QUE LES PRODUITS CONTREFAITS N'ENTRENT PAS SUR LE
MARCHÉ FRANÇAIS: aux USA 10 à 15
% des médicaments en grande surface seraient
des contrefaçons !
Le Tribunal de Grande Instance de Colmar a rendu,
le 21 janvier 2010, son jugement sur l'affaire qui
opposait le groupe E.LECLERC aux pharmaciens.
L'enseigne a été lourdement
sanctionnée pour ses publicités
dénigrant les pharmaciens sous de fallacieux
prétextes de défense de
l'intérêt général du
consommateur. Le groupe E.LECLERC a reçu
l'interdiction de faire de la communication
publicitaire pour promouvoir ses produits, son domaine
d'activité ou son objet social, en utilisant
une référence au prix des
médicaments distribués en officine, sous
peine de payer une amende de 10.000¤ par
infraction constatée. Par ailleurs, E.LECLERC
doit modifier son site Internet
www.sesoignermoinscher.com et verser, à titre
de dommages et intérêts, 30.000¤
à Univers Pharmacie, DirectLabo et l'UDGPO qui
ont intenté ce procès.
Source : TGI de Colmar, 21 janvier
2010
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