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En particulier toute
décision concernant un traitement médical
devrait toujours se prendre en consultation avec un
professionnel de la santé
qualifié.
sources:
http://www.pagesperso-orange.fr/pharma.rocheville/
http://www-sante.ujf-grenoble.fr
http://www.pharmaciengiphar.com/
(*)
= Campagne d'information de santé publique
organisée par l'Association Valentin Haüy.
il
et diabète
Les
maladies rétiniennes
DMLA:
Dégénérescence Maculaire Liée
à l'Âge
Les
glaucomes
La
prévention et le traitement du décollement
de la rétine
La
prévention des traumatismes
oculaires
La
rétinopathie des
prématurés
Les
membranes pré-rétiniennes
Amblyopie
La
toxoplasmose
Les
affections de la cornée et la
kératoplastie
La
cataracte et son traitement
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- il
et
diabète-----Les
maladies
rétiniennes-----DMLA:
Dégénérescence Maculaire
Liée à
l'Âge
- Les
glaucomes-----La
prévention et le traitement du
décollement de la
rétine-----La
prévention des traumatismes
oculaires
- La
rétinopathie des
prématurés-----Les
membranes
pré-rétiniennes-----Amblyopie
- La
toxoplasmose-----Les
affections de la cornée et la
kératoplastie-----La
cataracte et son traitement
-
- La
rétinopathie des
prématurés: un enfant
prématuré est un enfant né avant
la trente septième semaine. Son organisme est
immature. La maturation se poursuit après la
naissance. La rétine est
particulièrement sensible aux modifications du
métabolisme tissulaire. C'est la raison pour
laquelle les enfants prématurés peuvent
développer une rétinopathie,
représentée ici par une
prolifération d'éléments à
la périphérie de la rétine
immature.
- Les facteurs de risque:
la rétinopathie du
prématuré est d'origine
multifactorielle. Par deux caractéristiques, en
l'occurrence le poids de naissance et l'âge
gestationnel, la prématurité constitue
en elle-même un facteur de risque.
- Pour les prématurés dont le poids de
naissance est inférieur à 1 000 grammes,
le risque est de 50 %. Il n'est que de 1 % pour les
enfants de plus de 2 000 grammes. De même, le
risque est prépondérant pour les
prématurés nés avant la
trente-quatrième semaine. Parmi les autres
facteurs de risque, il convient de citer la
détresse respiratoire, ainsi que le
diabète ou l'anémie des futures
mères.
- Les différents stades: l'examen du
prématuré se fait entre la
sixième et la huitième semaine, date
d'apparition des premiers signes de la
rétinopathie. La rétinopathie des
prématurés a abouti à une
classification internationale, établie à
Calgary en 1984. Elle repose sur trois critères
:
- 1 la localisation,
- 2 l'étendue,
- 3 la gravité de la
néovascularisation.
- L'évolution de la
rétinopathie des prématurés
peut se faire vers la régression; celle-ci est
d'autant plus rapide et complète qu'elle
survient précocement. Elle peut atteindre 80 %
pour le stade I. L'aggravation est insidieuse ; elle
est caractérisée par une extension des
anomalies fibrovasculaires. Elle peut conduire
à une amblyopie, c'est-à-dire à
la cécité de l'il atteint. La
rétinopathie des prématurés est
une des causes de décollement de la
rétine du sujet jeune. La surveillance à
long terme des patients ayant présenté
une rétinopathie des prématurés
est donc extrêmement importante.
- Les autres complications liées
à la prématurité: parmi les
autres complications liées à la
prématurité, figurent essentiellement la
myopie et l'astigmatisme. Pour les enfants
prématurés, la myopie a une incidence de
30 à 50 %, alors qu'elle n'est que de 5
à 19 % pour les enfants nés à
terme.
-
-
Les
membranes
pré-rétiniennes
- Un rappel
anatomique
- Tout d'abord, il
convient d'avoir en mémoire que
l'il constitue un récepteur
relié au cerveau. Il n'est en fait
qu'une extension du cerveau. Par ailleurs,
un certain nombre de milieux transparents
sont nécessaires pour capter la
lumière et la transformer en signal
électrique. Les milieux
transparents sont les suivants dans
l'ordre de traversée par la
lumière : la cornée, le
cristallin, le vitre et la rétine.
Cette dernière est une membrane
neurologique qui recouvre
l'intérieur de l'oeil.
- La rétine se
décompose en deux parties
:
- . Une partie centrale,
la Macula. La Macula sert à
l'analyse fine du signal. Autrement dit,
elle permet la lecture, la reconnaissance
des caractères et l'analyse des
images.
- . Une partie
périphérique, la
rétine périphérique.
Cette partie est la plus importante de la
rétine sur un plan quantitatif.
Elle permet de s'orienter.
- Toutes les
informations intégrées au
niveau de la rétine sont transmises
au cerveau par l'intermédiaire du
nerf optique.
|

|
Maladies de la Macula: les affections
de personnes âgées sont mieux connues
depuis les progrès des techniques d'examen du
fond d'oeil: biomicroscopie. Elles sont
représentées principalement par les
membranes cellophanes et le trou maculaire.
- Les membranes cellophanes: il s'agit d'une
prolifération cellulaire qui recouvre la
macula. La membrane crée des plis au niveau de
la macula et la formation d'un oedème au niveau
de la rétine à l'origine d'une vision
déformée des objets et d'une gène
à la lecture.
- Le trou maculaire: il s'agit d'un
épaississement de membranes d'origine vitrine
ou d'une prolifération de cellules. Ces
dernières vont ouvrir la rétine. Les
bords du trou ainsi crée vont se
décoller. La vision sera inférieure
à 1/10°. Le scotome formé
empêchera, par exemple, le patient de regarder
la télévision.
- Traitements: Le
traitement consiste en l'ablation des membranes
cellophanes ou de la hyaloïde postérieure
: enveloppe du vitré, ou de la limitante
interne, à l'origine de la formation du trou
maculaire. Cette technique micro chirurgicale est
délicate car l'épaisseur des membranes
n'excède pas 6 microns. Elle nécessite
le recours à un microscope opératoire
complété d'une lampe à fente
lumineuse qui permet au chirurgien de mieux distinguer
les reflets de la membrane.
- Les résultats
de cette chirurgie ont été
analysés et sont satisfaisants. En effet,
toutes les cellules non fonctionnelles avant
l'intervention ne sont pas définitivement
détruites, ce qui permet d'obtenir un bon
pourcentage de récupération visuelle.
Dans 96,5% des cas, la trace du trou maculaire
disparaît un mois après l'intervention,
le fond de l'oeil reprend un aspect normal, de
nombreux patients retrouvent une qualité de
lecture satisfaisante. Autrement dit, cette chirurgie
est plus qu'une chirurgie de sauvetage d'où
l'intérêt d'un diagnostic précoce.
Le taux d'échec n'est que de 3,5 %. Les
complications postopératoires sont rares,
représentées surtout par une
accentuation des opacités du cristallin et par
le risque de décollement de la rétine
dans 1,9 % des cas.

-
Amblyopie
- Définition de l'amblyopie:
l'amblyopie est une mauvaise vision qui ne s'explique
pas par une anomalie visible de l'oeil mais par un
défaut d'utilisation de l'image par cet
il.
- Une maladie d'origine infantile: il est
estimé que 3% des Français ont un
il paresseux. Pour les 780 00O naissances
survenues en France en 2001, 23 400 cas courent le
risque de développer une amblyopie. Chez
l'enfant, il est très facile d'intervenir sur
une amblyopie jusqu'à deux ou trois ans. De
deux ou trois ans à cinq ou six ans, cela
devient plus difficile. Après six ans, cela
devient presque impossible. Par conséquent, il
est capital de développer une volonté de
dépistage et de prise en charge précoce.
Un examen spécialisé s'avère donc
nécessaire devant tout signe paraissant
anormal, même avant un an.
- Le développement de l'acuité
visuelle du bébé: à la
naissance, le bébé a une vision
d'environ un vingtième. Sa vision évolue
très rapidement. À trois mois
déjà, il a un dixième. Il a donc
une assez bonne perception du monde environnant.
À six mois, le bébé a deux
dixièmes. Cette vision permet par exemple
à un adulte de lire un journal dont les
caractères ne sont pas trop petits. Le
bébé a donc accès à une
marge d'informations beaucoup plus importante.
À douze mois, le bébé approche
les quatre dixièmes. Il est environ à
mi-chemin de la vision adulte. En effet, les tests
effectués sur les bébés sont plus
faciles que les tests effectués sur les
adultes. Nous ne demandons pas au bébé
de reconnaître une image, mais d'être
capable de repérer une image. À deux ans
et demi ou trois ans, l'acuité visuelle du
bébé est presque complète.
- Le champ visuel est l'étendue de
l'espace dans lequel il est possible de
détecter un stimulus. Le champ visuel du
bébé de deux ou trois mois est
très petit. À un an, le champ visuel est
presque complet.
- La prévention: nous insistons sur
l'importance des examens suivants :
- . examen néonatal,
- . suivi entre deux et quatre mois par le
pédiatre,
- . visite du neuvième mois,
- . visite entre 25 et 30 mois.
- La correction optique du
bébé: il faut se méfier, un
déficit principal peut en masquer un autre.
Certains enfants ont vu leur développement
psychomoteur transforme, lorsque vers 9 mois, les
médecins se sont aperçus qu'ils avaient
un défaut de vision corrigible avec une paire
de lunettes. Ce que nous voyons n'est rien que ce que
nous avons appris à voir. L'opticien a pour
rôle d'installer les lunettes sur le visage du
bébé, ce qui n'est pas si simple. La
paire de lunettes ne doit pas être dangereuse,
ne doit donc pas être en métal, et les
verres doivent être situés bien en face
des yeux, malgré les mouvements du
bébé. Les paires de lunettes de
bébé doivent avoir un pont large et une
implantation des branches différente de celle
des adultes. Certaines ont des zones translucides qui
aident les yeux à se redresser.
-

-
La
toxoplasmose
- Une maladie parasitaire: la toxoplasmose
est due au Toxoplasma gondii - protozoaire qui ne se
développe qu'au sein d'un certain type de
cellules, notamment nerveuses.
- Par ailleurs, l'hôte définitif de ce
parasite est le chat. La France comptant 9 millions de
chats, cela explique l'importance et la
fréquence de cette maladie dans notre pays.
Peuvent être infectés les
mammifères, les oiseaux et les reptiles. Le
Toxoplasma gondii peut prendre trois formes: une forme
contaminante excrétée par le chat
(jusqu'à 10 millions de parasites par jour),
une forme à multiplication rapide (infection
aiguë provoquant une inflammation) et une forme
à multiplication lente au sein d'un kyste
(infection chronique des tissus). Les modes de
transmission sont multiples: la viande peu cuite
(buf, poulet...), les fruits et légumes,
les aliments contaminés par les insectes, le
manque d'hygiène, le lait, l'eau ou encore les
projections accidentelles dans les laboratoires.
- La toxoplasmose congénitale: la
gravité de la toxoplasmose est
représentée par la forme dite
congénitale de la maladie, qui atteint le
ftus quand l'affection est contractée par
la mère au cours d'une grossesse car le
toxoplasme se localise avec prédilection au
niveau de la rétine centrale de l'enfant,
réalisant des lésions de
chorio-rétinite toxoplasmique,
irréversibles, unies ou bilatérales,
susceptibles de récidive au cours de
l'enfance.
- En France, 85% des femmes en âge de
procréer présentent encore une
sérologie négative pour la toxoplasmose.
N'étant donc pas immunisées, elles sont
susceptibles de contracter cette affection au cours de
la grossesse développant une infection le plus
souvent cliniquement inapparente. Le dépistage
systématique par sérologie de la
toxoplasmose dès le diagnostic de grossesse est
donc impératif et existe en France depuis 1978.
Une surveillance par contrôle sérologique
mensuel chez les femmes non immunisées existe
depuis 1992.
- Un traitement général est institue
en cas de modification de la sérologie, suivi
d'un contrôle sérologique de l'enfant
post-accouchement. Les études
révèlent que chaque année 100 000
femmes enceintes sont contaminées par la
toxoplasmose et que le traitement in utero
appliqué en cas de séroconversion a
permis de faire disparaître toutes les formes
graves de la maladie : formes neurologiques et
cécitantes .
- Afin d'éviter toute contamination,
plusieurs règles s'imposent tant aux femmes
enceintes qu'aux autres personnes :
- . éviter de caresser les chats,
- . éviter de toucher tout ce qui a pu
être en contact avec des chats,
- . laver les fruits et légumes,
- . se laver les mains,
- . laver le matériel qui a été
en contact avec la viande crue,
- . éviter de manger la viande
séchée,
- . bien cuire la viande,
- . congeler la viande à - 20
degrés.
- Les perspectives thérapeutiques et
prophylactiques: il convient d'améliorer la
prévention et le respect des règles
d'hygiène énoncées ci-dessus.
L'espoir d'un vaccin se concrétise
progressivement. De fait, plusieurs types de vaccins
semblent être efficaces sur les animaux. Le
diagnostic biologique s'améliore chaque
année, notamment chez les femmes enceintes
(amniocentese, détection du génome du
parasite). Il convient désormais
d'améliorer les thérapeutiques, en
diminuant leurs effets secondaires, et de trouver un
médicament qui soit efficace sur les kystes,
pour traiter les infections latentes. En effet tout
sujet ayant contracté une toxoplasmose est
susceptible de développer un jour ( baisse de
l'immunité, chimiothérapie) une
toxoplasmose oculaire (2,5% de la population
française). Si les avancées en
matière de prévention et de traitement
ont permis de faire disparaître les formes les
plus graves de la maladie, la toxoplasmose demeure une
pathologie cécitante étant pourvoyeuse
de malvoyance à long terme même chez le
sujet adulte, et ceci d'autant que le taux de
recrudescence augmente dans le monde (voyages dans les
pays en voie de développement).
-
-
Les affections de la
cornée et la
kératoplastie
- Structure et fonction de la
cornée
- La cornée est un " hublot " transparent qui
joue un rôle de protection du globe oculaire,
mais qui remplit aussi une fonction optique
essentielle : avec le cristallin, elle permet de
focaliser les images sur la rétine. Elle est
recouverte d'un épithélium qui,lorsqu'il
est lésé, provoque une ulcération
douloureuse car la cornée est fortement
innervée.
- Pathologies de la cornée
- Les kératites
- La transparence de la cornée constitue sa
caractéristique principale. La perte de
transparence peut et reliée à une
infection, à un traumatisme, à des
pathologies génétiques.
- a. La kératite herpétique
L'herpès, souvent cutané et
bénin, est beaucoup plus préoccupant
lorsqu'il affecte l'oeil se localisant principalement
au niveau de la cornée. Heureusement de nos
jours les traitements locaux antiviraux sont de plus
en plus efficaces, en curatif mais aussi en
préventif lorsqu'existent des facteurs
déclenchants connus (exposition au soleil}. La
gravite de la kératite herpétique reste
en majorité représentée par le
fait de récidives.
- b. Les kératites infectieuses Une
contamination infectieuse de la cornée peut
être secondaire à un traumatisme ou
à des germes particulièrement
redoutables : staphylocoques, , pneumocoques etc...
atteignant en particulier les porteurs de lentilles de
contact. Les kératites amibiennes sont
d'apparition récente affectant les sujets qui
utilisent l'eau courante pour l'entretien de leurs
lentilles.
- Les traumatismes
- La plaie de cornée par bris de verres
(lunettes, pare-brise) est l'accident le plus
fréquent. La cause la plus dramatique de
traumatisme est la brûlure chimique surtout par
produit alcalin (soude, liquide de batterie). En
présence d'une telle situation, il est
essentiel de rincer immédiatement l'oeil
abondamment en passant le visage du blesse sous un
robinet pour éviter la
pénétration intraoculaire de l'agent
chimique. De manière préventive la
protection par lunettes est indispensable en cas de
manipulation de tout produit chimique.
- Les dystrophies
- a. La dystrophie de l'endothelium cornéen
est une cause fréquente de perte de
transparence de la cornée. La
dégénérescence de cette couche,
chez les personnes de plus de 50 ans est à
l'origine d'un oedème cornéen
nécessitant une greffe de la
cornée.
- b. le kératocône est une dystrophie
fréquente, souvent familiale, dans laquelle la
cornée devient conique, traitée avec
grand succès par la greffe de la
cornée.
- La greffe de cornée
- Lorsque la cornée perd de sa transparence,
il existe actuellement peu de possibilité de
traitement en dehors de la greffe de la cornée
nommée kératoplastie. Grâce
à l'Établissement Français des
Greffes, crée en 1994, les possibilités
de greffe de cornée sont
améliorées. La cornée malade est
remplacée par une cornée humaine prise
sur un cadavre. Cette dernière a
été placée auparavant pendant
trois semaines dans un système de conservation
a fin de vérifier sa qualité et de
s'assurer que le donneur ne présentait pas de
pathologie transmissible. Le vrai problème
réside malheureusement encore dans le manque de
donneurs. Pourtant le rem placement de la
cornée d'un aveugle par la cornée d'un
défunt demeure un bel exemple de
solidarité humaine réconforte par la
science, la générosité et
l'habileté des hommes. Est-il plus grande
communion que celle-là ?

-
La
cataracte et son
traitement
- La cataracte : description et
traitement
- Quelques
définition
- La cataracte est
l'opacification du cristallin qui se
traduit par une baisse de l'acuité
visuelle et qui entraîne pour le
sujet une gène fonctionnelle dans
sa vie courante. Le cristallin est une
lentille biconvexe d'une puissance d'une
vingtaine de dioptries, soit le tiers de
la puissance dioptrique de l'oeil. Cette
lentille est à focale variable, ce
qui permet, chez le sujet jeune,
l'accommodation en vision de loin mais
surtout en vision rapprochée.Un
appareil photographique ayant
été réalisé
sur le modèle de l'oeil il est plus
aisé maintenant de comprendre son
fonctionnement : la cornée
représente l'objectif, le
cristallin assure la mise au point, tandis
que l'iris fait office de diaphragme. Ces
milieux habituellement transparents
aboutissent à la transmission
d'informations lumineuses jusqu'à
la rétine, celle-ci pouvant et
être comparée à une
pellicule qui enregistrerait les images
pour les transmettre ensuite au cerveau.
|

|
- Les symptômes
- Le plus fréquemment, la cataracte se
manifeste par une baisse progressive de la vision.
Elle peut aussi se traduire par des
phénomènes d'éblouissement,
notamment lorsque la personne qui en est atteinte
conduit son véhicule. À un stade plus
avance, l'oeil du sujet fait apparaître une
pupille blanche, aisément visible par son
entourage.
- Des chiffres éloquents
- La cataracte est la première cause de
malvoyance dans le monde.
La cataracte est une affection très
fréquente, son traitement ne peut être
que chirurgical représentant l'intervention
chirurgicale la plus pratiquée ; en France 50%
des sujets âgés de plus de soixante ans
en sont atteints à des degrés divers,
400 000 opérations de cette nature ont lieu
chaque année.
- Les causes de la cataracte
- L'origine de la cataracte, lorsque celle-ci est
liée à l'âge, est
multifactorielle. Des facteurs
héréditaires interviennent
également. En outre, l'exposition aux
ultraviolets est fortement suspectée, notamment
en raison de la dégradation actuelle de la
qualité de l'air. Des carences nutritives {en
carénoïde ou en vitamines A, C, D et E)
peuvent aussi être mises en cause.
- Un traitement : la chirurgie
- Les progrès dans les techniques
chirurgicales d'extraction du cristallin ont
été spectaculaires au cours de ces dix
dernières années : cristallin
artificiel, chirurgie ambulatoire. Cependant il est
nécessaire d'attendre que l'opacité du
cristallin ait atteint un degré de
maturité suffisant pour intervenir et sauf cas
exceptionnels, l'indication de l'intervention ne
constitue pas une urgence. Il doit cependant rester
présent à l'esprit que, même si
ces techniques sont devenues extrêmement
fiables, une telle intervention doit toujours et
être considérée comme un geste
chirurgical majeur, qui ne saurait être anodin
ou banalise. En effet des risques de complications ou
d'échec de l'intervention persistent dans 15
"/0 des cas. Tout d'abord en per-opératoire du
fait de l'ouverture nécessaire du globe
oculaire : issue de vitre, hémorragie
intraoculaire , ou en postopératoire. Ces
derniers sont alors les plus souvent en relation avec
la présence d'une autre affection sous-jacente
minimisée : état diabétique,
myopie, lésions prédisposant au
décollement de la rétine, DMLA,
antécédents de traumatisme. Ceux-ci
peuvent être évites par un examen
soigneux préopératoire.

- (*) = Campagne
d'information de santé publique
organisée par l'Association Valentin
Haüy.
- http://www.avh.asso.fr
|