Problèmes de prostate ?

Attendre le début du jet d’urine…

Avoir un jet plus faible qu’avant…

Pousser pour commencer d’uriner …

D’où cela vient-il ?

Ces troubles urinaires peuvent être les signes d’un « adénome de la prostate ».
Il s’agit d’une maladie bénigne, d’installation lente et progressive, qui se développe sur des années. Elle se traduit par une augmentation du volume de la prostate pouvant entraîner des difficultés pour uriner de plus en plus gênantes avec les temps.

Savez-vous que la prostate elle-même peut commencer à augmenter de volume à partir de 40 ans, et que plus de la moitié des hommes âgés de plus de 55 ans présentent des signes d’adénome de la prostate ?
Soyez attentif aux premiers signes et ne vivez pas votre gêne comme une fatalité : des solutions existent.

Qu’est-ce que la prostate ?

La prostate a globalement la forme d’une châtaigne. Sa taille et son poids varient selon l’âge du sujet. De quelques grammes seulement à la naissance, elle atteint environ 15 à 20 grammes entre 25 et 40 ans. Elle augmente ensuite régulièrement et avec l’apparition de l’adénome ou hypertrophie bénigne de la prostate, elle peut parfois dépasser 100 grammes.

La prostate est une glande exocrine, c’est-à-dire qu’elle est composée de structures qui secrètent des substances déversées dans des canaux spécifiques. Ces substances sont indispensables à la bonne composition du sperme afin qu’il puisse être fécondant. A l’arrière et en haut de la prostate s’abouchent les vésicules séminales et les canaux déférents. Ces derniers apportent le liquide séminal en provenance des testicules.

Le canal de l’urètre qui traverse la prostate, peut être comprimé et étiré lorsque la prostate est grosse ou rigide. D’autre part, la vessie, qui repose sur la prostate, peut être « irritée » par les mêmes modifications de la glande. C’est pour cela que les manifestations de la prostate malades sont le plus souvent une fréquence anormale d’uriner et une faiblesse du jet.

Les maladies de la prostate peuvent toucher l’homme jeune (prostatite aiguë) mais aussi et surtout l’homme à partir de 40-50 ans.

Contrairement à certaines idées, les maladies bénignes de la prostate (prostatite aiguë ou chronique, hypertrophie bénigne) ne favorisent pas l’apparition d’un cancer. Les trois peuvent même coexister chez un même individu, ce qui complique parfois la tâche du médecin…

Une obsession : uriner

L’hypertrophie finit par obstruer suffisamment l’urètre pour gêner la simple action d’uriner (miction) :
Le débit et la force du jet d’urine faiblissent, ce qui augmente le temps de la « pause-pipi » et laisse une sensation détestable de vessie incomplètement vidée. Souvent la miction se termine (voire pis se prolonge) goutte à goutte.
En réaction avec ce barrage, la vessie elle-même « s’irrite » :
Le besoin d’uriner devient impérieux ; les mictions aussi fréquentes que peu abondantes (pollakiurie) et parfois les « fuites » perturbent les nuits et même les activités diurnes.

La stagnation de l’urine favorise la prolifération de microbes (risque d’infections urinaires à répétition) et la formation de calculs. Une autre complication, plus grave encore, peut être le reflux jusqu’aux reins de l’urine « piégée » dans la vessie.

Les solutions ?

On ne peut actuellement prévenir l’hypertrophie bénigne de la prostate. Si les signes de prostatisme et/ou les complications gâchent réellement votre vie, la chirurgie reste, il est vrai, la seule alternative vraiment satisfaisante dans la majorité des cas. Là encore, recherchez le dialogue franc avec votre médecin : quel est le taux de réussite ? Quelles seront les conséquences éventuelles sur ma vie sexuelle (impuissance) et sur mes voies urinaires (incontinence) ? etc ….

Quelques médicaments sur ordonnance existent aussi qui pourront soulager quelque peu les signes de prostatisme:
Des extraits de diverses plantes, sous forme de comprimés, capsules ou liquides, sont traditionnellement utilisés pour soulager les troubles bénins de la prostate: l’ortie, certains pollens, les graines de courge, Sabal cerrulata, Serenoa repens, Echinacea angustifolia ou Pygeum africanium.

Avant d’utiliser ces spécialités en vente sans ordonnance, respectez toutefois par prudence ces quelques conditions :

– Le diagnostic médical d’hypertrophie bénigne de la prostate a déjà été posé.
– Le prostatisme est peu sévère (surtout mictions fréquentes et urgentes.)
– Une opération ne s’impose pas dans de brefs délais selon votre médecin.
– Vous avez saisi l’occasion d’une discussion avec votre pharmacien de confiance qui a une vue d’ensemble sur vos traitements prescrits et vos habitudes d’automédication.

Pour plus de sécurité

– Consultez votre médecin si des signes de prostatisme apparaissent ou s’aggravent car l’établissement d’un diagnostic précis est important. De même lorsque des signes plus sérieux apparaissent comme douleur ou brûlure en urinant, fièvre ou présence de sang dans l’urine. D’ailleurs, à partir de 50 ans, le contrôle médical régulier de la prostate est justifié.
– Des médicaments pris en parallèle comme certains antidépresseurs, antipsychotiques, antiallergiques (présents aussi dans des préparations anti-refroidissements), anti-coliques ou gouttes oculaires peuvent compliquer la miction.
– Dans tous les cas de doute, demandez l’avis de votre pharmacien ou de votre médecin: il peut juger utile de vous prescrire un traitement. Le but du traitement est de faire disparaître les troubles urinaires et de s’attaquer à l’augmentation du volume de la prostate. LE RESPECT DU TRAITEMENT PRESCRIT EST INDISPENSABLE À SA PLEINE RÉUSSITE. Signalez à votre médecin toute modification de vos urines, de votre façon d’uriner.

VRAI ou FAUX ?

L’adénome de la prostate favorise la survenue du cancer de la prostate: FAUX

L’adénome et le cancer sont deux affections différentes: VRAI

Les troubles urinaires ne peuvent pas être corrigés: FAUX

Les troubles urinaires sont fréquents avec l’ âge mais ne sont pas une fatalité, ils peuvent être corrigés par un traitement adapté: VRAI

Le traitement de l’ adénome de la prostate, toujours possible, ne dépend pas de l’âge mais de l’intensité des troubles et de la taille de la prostate: VRAI

La confirmation du diagnostic par PSA

L’Antigène Prostatique Spécifique, ou PSA (Prostate Specific Antigen en anglais), est une substance fabriquée naturellement par la prostate. Cette molécule est présente dans le sang de tous les hommes. C’est un marqueur de l’activité de la prostate, qu’on peut doser par une simple prise de sang.
Lorsque la glande est anormale, la concentration (le taux) de PSA s’élève dans le sang. Le dosage du PSA permet donc de révéler une éventuelle anomalie de la prostate. Mais cette anomalie ne signifie pas forcément que vous avez un cancer. En effet, un adénome (une simple augmentation de la taille de la prostate), aussi bien qu’une prostatite (infection de la prostate) provoquent une augmentation du taux de PSA.

Les clefs du diagnostic

Pour établir le diagnostic exact, le médecin doit effectuer un toucher rectal.
Plusieurs situations sont alors possibles :

Calcul du taux de PSA Si la prostate est anormale avec un taux de PSA supérieur à 10, le risque de cancer de la prostate est de 8 sur 10. L’urologue décide alors de faire un prélèvement (biopsie) de la prostate pour s’assurer du diagnostic ;

Si la prostate est anormale avec un taux de PSA entre 4 et 10, le risque de cancer est faible : il n’est que de 2 sur 10. Le médecin demande alors au laboratoire de préciser quels types de PSA circulent dans le sang. En effet, il existe deux sortes de PSA : le PSA libre et le PSA total. Or en cas de cancer, le taux de PSA libre diminue. Si l’analyse de sang indique que le taux de PSA libre a diminué, un prélèvement de la prostate est alors souhaitable afin de rechercher s’il existe des cellules cancéreuses. Votre médecin peut toutefois vous proposer une autre solution : surveiller au fil des mois si le PSA a tendance à augmenter. Si c’est le cas, un cancer devient plus probable et un prélèvement est alors nécessaire.
Le dosage du PSA est également utile après une opération de la prostate en traitement d’un cancer. Un taux anormal permet de détecter suffisamment tôt une éventuelle reprise de la maladie après l’opération (une récidive), et donc de la traiter au mieux. Enfin, un taux normal de PSA après l’opération est un bon signe en faveur de la guérison.

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