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résulter de l'usage de ces
renseignements.
En particulier toute
décision concernant un traitement médical
devrait toujours se prendre en consultation avec un
professionnel de la santé
qualifié.
Source:
http://perso.wanadoo.fr/pharma.rocheville/
mots clefs
hypertrophie
bénigne de la prostate, antigène
prostatique spécifique, cancer de la prostate,
incontinence urinaire prostate, adénome de la
prostate, psa prostate, ablation prostate, maladies de la
prostate
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- PROBLÈMES
DE PROSTATE ?
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Attendre le début du jet
d'urine...
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Avoir un jet plus faible qu'avant...
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Pousser pour commencer d'uriner ...
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D'où cela vient-il
?
- Ces troubles urinaires peuvent
être les signes d'un "adénome de la
prostate".
- Il s'agit d'une maladie bénigne,
d'installation lente et progressive, qui se
développe sur des années. Elle se
traduit par une augmentation du volume de la prostate
pouvant entraîner des difficultés pour
uriner de plus en plus gênantes avec les
temps.
- Savez-vous que la
prostate elle-même peut commencer à
augmenter de volume à partir de 40 ans, et que
plus de la moitié des hommes âgés
de plus de 55 ans présentent des signes
d'adénome de la prostate ?
- Soyez
attentif aux premiers signes et ne vivez pas votre
gêne comme une fatalité : des solutions
existent.
QU'EST-CE QUE LA
PROSTATE?
- La prostate a
globalement la forme d'une châtaigne.
Sa taille et son poids varient selon
l'âge du sujet. De quelques grammes
seulement à la naissance, elle atteint
environ 15 à 20 grammes entre 25 et 40
ans. Elle augmente ensuite
régulièrement et avec
l'apparition de l'adénome ou
hypertrophie bénigne de la prostate,
elle peut parfois dépasser 100
grammes.
- La prostate est une
glande exocrine, c'est-à-dire qu'elle
est composée de structures qui
secrètent des substances
déversées dans des canaux
spécifiques. Ces substances sont
indispensables à la bonne composition
du sperme afin qu'il puisse être
fécondant. A l'arrière et en
haut de la prostate s'abouchent les
vésicules séminales et les
canaux déférents. Ces derniers
apportent le liquide séminal en
provenance des testicules.
- Le canal de
l'urètre qui traverse la prostate,
peut être comprimé et
étiré lorsque la prostate est
grosse ou rigide. D'autre part, la vessie,
qui repose sur la prostate, peut être
"irritée" par les mêmes
modifications de la glande. C'est pour cela
que les manifestations de la prostate malades
sont le plus souvent une fréquence
anormale d'uriner et une faiblesse du
jet.
- Les maladies
de la prostate peuvent toucher l'homme jeune
(prostatite aiguë) mais aussi et surtout
l'homme à partir de 40-50
ans.
- Contrairement
à certaines idées, les maladies
bénignes de la prostate (prostatite
aiguë ou chronique, hypertrophie
bénigne) ne favorisent pas
l'apparition d'un cancer. Les trois peuvent
même coexister chez un même
individu, ce qui complique parfois la
tâche du médecin...
|
|
- Une obsession :
uriner
- L'hypertrophie finit par
obstruer suffisamment l'urètre pour gêner
la simple action d'uriner (miction) :
- Le débit et la force
du jet d'urine faiblissent, ce qui augmente le temps
de la "pause-pipi" et laisse une sensation
détestable de vessie incomplètement
vidée. Souvent la miction se termine (voire pis
se prolonge) goutte à goutte.
- En réaction
avec ce barrage, la vessie elle-même "s'irrite"
:
- Le besoin d'uriner
devient impérieux ; les mictions aussi
fréquentes que peu abondantes (pollakiurie) et
parfois les "fuites" perturbent les nuits et
même les activités diurnes.
- La stagnation de l'urine
favorise la prolifération de microbes (risque
d'infections urinaires à
répétition) et la formation de calculs.
Une autre complication, plus grave encore, peut
être le reflux jusqu'aux reins de l'urine
"piégée" dans la vessie.
- Les solutions
?
- On ne peut actuellement
prévenir l'hypertrophie bénigne de la
prostate. Si les signes de prostatisme et/ou les
complications gâchent réellement votre
vie, la chirurgie reste, il est vrai, la seule
alternative vraiment satisfaisante dans la
majorité des cas. Là encore, recherchez
le dialogue franc avec votre médecin : quel est
le taux de réussite ? Quelles seront les
conséquences éventuelles sur ma vie
sexuelle (impuissance) et sur mes voies urinaires
(incontinence) ? etc ....
- Quelques
médicaments sur ordonnance existent aussi qui
pourront soulager quelque peu les signes de
prostatisme:
- Des extraits de diverses
plantes, sous forme de comprimés, capsules ou
liquides, sont traditionnellement utilisés pour
soulager les troubles bénins de la prostate:
l'ortie, certains pollens, les graines de courge,
Sabal cerrulata, Serenoa repens, Echinacea
angustifolia ou Pygeum africanium.
- Avant
d'utiliser ces spécialités en vente sans
ordonnance, respectez toutefois par prudence ces
quelques conditions :
- - Le
diagnostic médical d'hypertrophie
bénigne de la prostate a déjà
été posé.
- - Le
prostatisme est peu sévère (surtout
mictions fréquentes et
urgentes.)
- - Une
opération ne s'impose pas dans de brefs
délais selon votre
médecin.
- - Vous
avez saisi l'occasion d'une discussion avec votre
pharmacien de confiance qui a une vue d'ensemble sur
vos traitements prescrits et vos habitudes
d'automédication.
- Pour plus de
sécurité
- -
Consultez votre médecin si des signes de
prostatisme apparaissent ou s'aggravent car
l'établissement d'un diagnostic précis
est important. De même lorsque des signes plus
sérieux apparaissent comme douleur ou
brûlure en urinant, fièvre ou
présence de sang dans l'urine. D'ailleurs,
à partir de 50 ans, le contrôle
médical régulier de la prostate est
justifié.
- - Des médicaments
pris en parallèle comme certains
antidépresseurs, antipsychotiques,
antiallergiques (présents aussi dans des
préparations anti-refroidissements),
anti-coliques ou gouttes oculaires peuvent compliquer
la miction.
- - Dans tous les cas de
doute, demandez l'avis de votre pharmacien ou de votre
médecin: il peut juger utile de vous prescrire
un traitement. Le but du traitement est de faire
disparaître les troubles urinaires et de
s'attaquer à l'augmentation du volume de la
prostate. LE RESPECT DU TRAITEMENT PRESCRIT EST
INDISPENSABLE À SA PLEINE RÉUSSITE.
Signalez à votre médecin toute
modification de vos urines, de votre façon
d'uriner.
- VRAI
ou FAUX ?
-
- L'adénome
de la prostate favorise la survenue du
cancer de la prostate:
FAUX
-
- L'adénome
et le cancer sont deux affections
différentes:
VRAI
-
- Les
troubles urinaires ne peuvent pas
être corrigés:
FAUX
-
- Les
troubles urinaires sont fréquents
avec l' âge mais ne sont pas une
fatalité, ils peuvent être
corrigés par un traitement
adapté:
VRAI
-
- Le
traitement de l' adénome de la
prostate, toujours possible, ne
dépend pas de l'âge mais de
l'intensité des troubles et de la
taille de la prostate:
VRAI
-
- INSTITUT
D'UROLOGIE (Hôpital
Cochin-Hôpital
Necker)
|
- La
confirmation du diagnostic par PSA
- L'Antigène
Prostatique Spécifique, ou PSA (Prostate
Specific Antigen en anglais), est une substance
fabriquée naturellement par la prostate.
Cette molécule est présente dans le
sang de tous les hommes. C'est un marqueur de
l'activité de la prostate, qu'on peut doser
par une simple prise de sang.
- Lorsque la glande est
anormale, la concentration (le taux) de PSA
s'élève dans le sang. Le dosage du
PSA permet donc de révéler une
éventuelle anomalie de la prostate. Mais
cette anomalie ne signifie pas forcément que
vous avez un cancer. En effet, un adénome
(une simple augmentation de la taille de la
prostate), aussi bien qu'une prostatite (infection
de la prostate) provoquent une augmentation du taux
de PSA.
-
- Les clefs
du diagnostic
- Pour établir le
diagnostic exact, le médecin doit effectuer
un toucher rectal.
- Plusieurs situations sont
alors possibles :
- * Calcul du taux de PSA
Si la prostate est anormale avec un taux de PSA
supérieur à 10, le risque de cancer
de la prostate est de 8 sur 10. L'urologue
décide alors de faire un
prélèvement (biopsie) de la prostate
pour s'assurer du diagnostic ;
- * Si la prostate est
anormale avec un taux de PSA entre 4 et 10, le
risque de cancer est faible : il n'est que de 2 sur
10. Le médecin demande alors au laboratoire
de préciser quels types de PSA circulent
dans le sang. En effet, il existe deux sortes de
PSA : le PSA libre et le PSA total. Or en cas de
cancer, le taux de PSA libre diminue. Si l'analyse
de sang indique que le taux de PSA libre a
diminué, un prélèvement de la
prostate est alors souhaitable afin de rechercher
s'il existe des cellules cancéreuses. Votre
médecin peut toutefois vous proposer une
autre solution : surveiller au fil des mois si le
PSA a tendance à augmenter. Si c'est le cas,
un cancer devient plus probable et un
prélèvement est alors
nécessaire.
- Le dosage du PSA est
également utile après une
opération de la prostate en traitement d'un
cancer. Un taux anormal permet de détecter
suffisamment tôt une éventuelle
reprise de la maladie après
l'opération (une récidive), et donc
de la traiter au mieux. Enfin, un taux normal de
PSA après l'opération est un bon
signe en faveur de la guérison.

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