Allergies de printemps : les remèdes naturels pour les enfants

Les premiers rayons de soleil, l’air qui se réchauffe et les courses dans les parcs de la ville…Dans ce cadre presque idyllique, les éternuements et les yeux larmoyants ou qui démangent commencent à apparaître. Il s’agit d’allergies printanières, causées par un ou plusieurs allergènes (pollen de différentes plantes).

Si c’est la première fois que l’enfant présente ces symptômes, il faudra consulter le pédiatre et éventuellement soumettre l’enfant à des tests spécifiques. Si, en revanche, la cause déclenchante (type de pollen) de la réaction allergique et son traitement ont déjà été identifiés, la naturopathie peut alors contribuer (avec tout traitement prescrit par l’allergologue) à soulager les symptômes.

En tout état de cause, avant de commencer tout type de traitement du symptôme (même s’il est léger), il est nécessaire d’obtenir le “feu vert” du pédiatre.  Quelques remèdes naturels efficaces peuvent être facilement administrés même aux enfants les plus exigeants, en termes de goût et de prédisposition au rejet.

Décongestion et prévention

L’un des remèdes naturels les plus efficaces contre les symptômes des allergies saisonnières, est sans aucun doute le cassis (currant nigrum). C’est une plante (dont chaque partie est utilisée) à l’action “cortison-like”, c’est-à-dire similaire à la cortisone. Ce dernier est un anti-inflammatoire et un décongestionnant très puissant (il agit comme une sorte d'”extincteur” sur l’inflammation) mais, en tant qu’hormone, il a de nombreux effets secondaires.

Parfois, en cas d’allergies particulièrement aiguës ou à risque, le seul traitement efficace des symptômes est précisément celui à base de cortisone et il peut donc arriver que l’enfant se voie prescrire des médicaments à base de cortisone. Toutefois, une fois que le médecin spécialiste a exclu la nécessité d’utiliser la cortisone, si les symptômes sont légers, il est possible d’intervenir en administrant à l’enfant le gemmodérivé de cassis (gouttes) en quantités personnalisées en fonction du poids de l’enfant et du type de traitement (symptômes aigus et établis, ou prévention). Les effets bénéfiques du cassis sont évidents : moins de congestion dans le nez, la gorge et les yeux, moins d’éternuements et aussi un système immunitaire plus fort.

En outre, le cassis a un goût assez agréable et, dans tous les cas, s’il n’est pas apprécié par l’enfant, il peut être dissous dans une petite quantité de jus de fruits ou de jus. Le gemmodérivé de cassis nigré peut également être utilisé comme une prévention efficace, dès le mois de février et à des doses spécifiques pour une activité préventive (toujours après consultation de l’expert).

Soulagement naturel de la gorge et du nez

A parmi les remèdes les plus doux les plus recommandés par le naturopathe, on trouve des sprays à base de principes actifs naturels décongestionnants, émollients et anti-inflammatoires. Pour le traitement des symptômes allergiques chez l’enfant, après consultation du pédiatre, les sprays à base d’eau thermale, d’aloès, de pépins de pamplemousse, de groseille ou d’échinacée sont particulièrement efficaces.

Ces principes actifs sont capables de calmer les zones irritées, qu’il s’agisse de rhinites ou de gorge rougie. Le fait qu’ils puissent être pulvérisés directement là où l’inflammation est présente signifie que le soulagement perçu est presque immédiat, comme le souligne le naturopathe.

L’aloès est connu pour son action apaisante, cicatrisante, purifiante et antibactérienne, tandis que l’extrait de pépins de pamplemousse est antiviral, antibactérien et riche en vitamine C. Souvent, à ces préparations (sans alcool, adaptées aux enfants) sont ajoutés du cassis (décongestionnant) ou de l’échinacée (antiviral et protecteur des premières voies respiratoires). Enfin, l’eau thermale ne fait qu’augmenter le pouvoir décongestionnant de la solution, en maintenant le taux d’hydratation idéal pour les muqueuses de l’enfant.

Oligothérapie

L’oligothérapie est un type de traitement très efficace pour les allergies des enfants, surtout si elle est utilisée à des fins préventives. De plus, l’apport d’oligo-éléments n’exclut pas le recours à la phytothérapie, bien au contraire. La combinaison de traitements d’oligothérapie et de phytothérapie augmente l’efficacité de la prévention. Le naturopathe recommande à partir de janvier-février un traitement synergique, qui associe un complexe oligothérapeutique à base de cuivre et de manganèse à l’action cortison-like du cassis.

En pratique : vous prenez, en alternance (un jour les oligo-éléments et un jour la groseille), du manganèse-cuivre (un flacon par jour, le matin et en dehors des repas) et le gemmodérivé de cassis (en gouttes, en fonction du poids de l’enfant).

Le cuivre, le manganèse et la groseille agissent non seulement sur les symptômes de l’allergie saisonnière mais renforcent également le système immunitaire de l’enfant dans son ensemble. De plus, les oligo-éléments sont absolument insipides et conviennent donc aux petits palais les plus difficiles.

Apprendre à connaître l’ennemi

Les allergies printanières ne sont pas toutes les mêmes. En fait, il existe différents types de pollen et pour comprendre à quel type l’enfant est allergique, il est nécessaire de les soumettre à des examens et des tests spécifiques. Une fois que le type de pollen déclenchant la forme allergique a été identifié, il est nécessaire d’apprendre à connaître et à reconnaître les plantes responsables de la libération de ces pollens, ainsi que leurs périodes de floraison.

Très utiles, à cette fin, sont les calendriers polliniques (généralement réalisés en collaboration avec les ASL locales) pour connaître la concentration de pollen dans la zone de résidence et les prévisions à court et long terme.

Une grande attention doit également être portée au régime alimentaire de l’enfant : selon le(s) type(s) de pollen auquel l’enfant est allergique, certains aliments doivent être évités, potentiellement responsables de ce que l’on appelle des “réactions croisées” (une double allergie). Dans ces cas, c’est l’allergologue lui-même, avec le pédiatre, qui établit une liste d’aliments “interdits”.

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