Traitement du VIH : où en sommes-nous actuellement ?

Dans les deux dernières contributions, l’accent a été mis sur le syndrome de reconstitution immunitaire. Le résumé d’aujourd’hui donne un aperçu compact des thérapies pour la pratique clinique quotidienne. Dans la série, on a abordé le régime à deux substances récemment approuvé Juluca®, qui consiste en Dolutegravir et rilpivirine, le régime à un seul comprimé GENVOYA® dans l’étude TAFNES et le rôle de l’inhibiteur du point de vue immunologique nivolumab. L’accent a été mis sur le syndrome de reconstitution immunitaire. Le résumé d’aujourd’hui donne un aperçu compact des thérapies pour la pratique clinique quotidienne.

Juluca® : un régime à deux substances en plein essor

La toxicité cumulative des combinaisons de médicaments est un problème dans le traitement des patients infectés par le VIH. Ainsi, le régime à deux substances Juluca® a été développé pour réduire ce phénomène tout en améliorant la qualité de vie. Dans l’essai d’enregistrement, aucune infériorité n’a été constatée par rapport à la thérapie antirétrovirale utilisée jusqu’à présent. L’objectif de l’étude, qui était de maintenir une charge virale inférieure à 50 copies d’ARN/ml à la semaine 48, a été atteint avec Juluca®. Actuellement, le manuscrit de directives : AWMF en ligne pour la thérapie du VIH en Allemagne est toujours en cours de révision.

GENVOYA® : le concept tout-en-un

Le régime à comprimé unique comprend les principes actifs Elvitegravir, Cobicistat, Emtricitabine et Tenofoviralafenamide. Cette combinaison quadruple a été approuvée par la FDA pour le traitement des patients atteints du VIH-1. Les deux études pivotales menées à cette fin avec un total de 1 733 patients ont donné des résultats encourageants. 92 patients ont atteint une charge virale inférieure à 50 copies d’ARN du VIH/ml au cours de la 48e semaine de traitement. Le prix à payer était simplement l’apparition de nausées chez 10 patients. Il est important de savoir qu’une thérapie avec GENVOYA® peut modifier la concentration des médicaments qui sont métabolisés par le CYP3A ou le CYP2D6. En outre, elle peut entraîner une détérioration de la fonction rénale, une acidose lactique, une hépatomégalie grave avec stéatose et un syndrome de reconstitution immunitaire. On a traité ce dernier point en détail dans les deux contributions précédentes.

Nivolumab : espoir d’éradiquer le réservoir du VIH

Le nivolumab, un inhibiteur du point de vue immunologique, est un inhibiteur de la PD-1 : mort programmée et a été utilisé pour le traitement du cancer du poumon non à petites cellules. Le PD-1 a un effet immunomodulateur. Il est intéressant de noter que les cellules T des patients atteints du VIH expriment la protéine de surface PD-1 sur leur surface cellulaire. Après qu’un patient séropositif stable atteint d’un carcinome pulmonaire non à petites cellules ait été traité au nivolumab, la charge virale est tombée en dessous du seuil de détection. Une situation similaire a été observée chez un patient séropositif atteint d’un mélanome et soumis à un traitement par inhibiteur de la PD-L1. La raison en est que le blocage de l’interaction ligand PD-1/PD-1 stimule la cascade de signalisation mTOR ainsi que l’expression de la granzyme B. La granzyme B, que l’on trouve dans les granules intracellulaires des cellules tueuses naturelles et des cellules T cytotoxiques, est à la pointe de la défense virale. L’utilisation d’inhibiteurs des points de contrôle immunitaires chez les patients atteints du VIH permet de contrôler le virus et de prévenir le développement du cancer. L’objectif est d’éradiquer le réservoir du VIH, on attend tout cela avec beaucoup d’impatience.

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