Comment coucher un bébé ?

En modifiant les habitudes des années 80-90, de nombreux cas de mort subite du nourrisson ont été évitées (voir plus bas). Cette page est un rappel des conseils pour coucher bébé.

Dans quelle position ?

Pendant sa première année: sur le dos ! ou éventuellement sur le côté, les premières semaines, car ainsi:

  • Son visage reste dégagé, et il respire à l’air libre
  • Il peut mieux lutter contre la fièvre
  • Il ne risque pas de s’enfouir sous ses couvertures

Un bébé ne doit être couché sur le ventre qu’en cas d’indication médicale particulière.

Dans quelle literie ?

  • Jusqu’à l’âge de 2 ans, votre bébé doit dormir:

Dans un lit rigide à barreaux

  • Sur matelas ferme, bien adapté aux dimensions du lit
  • Sans oreiller
  • Sans couverture, ni couette

Vous éviterez ainsi le risque que votre bébé:

  • se glisse sous la couette,
  • s’enfouisse le nez dans l’oreiller
  • se coince entre matelas et paroi du lit, car les conséquences peuvent être graves.

La fumée de cigarette est mauvaise pour la santé de votre bébé.

Quelle température dans sa chambre ?

19 à 20° !

N’ayez aucune crainte, c’est suffisant.

  • Un sur-pyjama, une gigoteuse, ou une turbule dont l’épaisseur variera avec la saison convient très bien.
  • Ne couvrez pas trop votre bébé, surtout:
    • si vous mettez le chauffage en voiture
    • les jours de grosse chaleur
    • En cas de fièvre, n’hésitez pas à le découvrir

Respectez le sommeil de votre bébé: un bébé privé de sommeil est plus fragile et plus vulnérable.

Votre bébé ne parle pas encore, mais il s’exprime déjà … apprenez à comprendre ses messages !

  • Pleurs, refus du biberon, vomissements, rejets abondants, fièvre, etc… C’est sa façon de dire que quelque chose ne va pas. Parlez en à votre médecin.
  • Gardez votre bébé en position verticale un quart d’heure après le biberon.

CONSULTEZ VOTRE MÉDECIN, SI:

  • votre bébé régurgite beaucoup ou vomit.
  • il est gêné pour respirer, même sans fièvre.
  • il a de la fièvre (plus de 38°).
  • Si son comportement n’est pas comme d’habitude (pleurs très importants, grosse somnolence).
  • Si il devient très pâle ou bleu.

Ne donnez aucun médicament à votre bébé, sans l’avis de votre médecin, ou de votre pharmacien !

Pourquoi il y a-t-il eu ces changements d’habitudes ?

• La mort subite du nourrisson n’est pas due qu’à une seule cause. On sait maintenant que des facteurs d’environnement de l’enfant jouent un rôle important.
• En modifiant nos pratiques de couchage de nos bébés, nous pouvons espérer réduire le nombre de ces décès.
• Des gestes simples permettent d’éliminer de nombreux risques.

Qu’a-t-on fait dans les autres pays ?

Des conseils comme ceux-ci ont été diffusés depuis:

  • 1987 en Hollande,
  • 1991 en Australie et en Angleterre,
  • 1992 aux États-Unis,
  • 1993 en Allemagne, Autriche et Suède.

Ils sont également recommandés par les autorités sanitaires françaises.

Dans tous les pays où les habitudes de couchage des bébés se sont modifiées,
le nombre de morts subites du nourrisson a diminué de 20 à 50%.

Pour la France, en 1991 on a compté 1 464 morts subites du nourrisson.
Ce chiffre est tombé à 880 en 1994, 450 en 1996, soit grâce à la prévention, près de 70 % de diminution de décès.
Par an et de nos jours (2009), environ 250 bébés meurent de « morts subites ».

Qu’est ce que la « mort subite du nourrisson » ?

C’est le décès soudain d’un bébé, qui reste inexpliqué après un bilan post-mortem minutieux. Lors de ce bilan, sont pris aussi en compte les antécédents connus personnels et familiaux du bébé, l’environnement, la médication, analyse détaillée des circonstances de survenue, examens cliniques, biologiques, viro-bactériologiques, radiologiques, autopsie médicale, etc …

Les facteurs de risque: par définition, la mort subite du nourrisson reste inexpliquée au terme d’un bilan complet.

Ces décès soudains sont souvent dus à des origines diverses qui peuvent s’associer:

– vulnérabilité liée à l’âge
– rôle déclenchant des infections bactériennes ou virales,
– maladies ou anomalies cardiaques,
– reflux gastro-œsophagien,
– position du bébé: le couchage sur le ventre est sans aucun doute un risque décisif, ainsi qu’une literie inadaptée : matelas mou, couverture et/ou oreillers l’empêchant de respirer correctement.
– tabagisme passif
– température ambiante trop élevée.

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