Diabète et Œil

Le diabète est une cause encore trop fréquente de cécité et de malvoyance en France, comme dans l’ensemble des pays industrialisés.

Pourtant, cécité et malvoyance sont parfaitement évitables.
En effet, l’hyperglycémie chronique liée au diabète atteint la plupart des vaisseaux de l’organisme et est responsable de complications micro-vasculaires au niveau de l’œil, du rein, des nerfs et de complications macro-vasculaires au niveau des gros vaisseaux des membres inférieurs et du coeur (coronaires).

La plus fréquente et la plus spécifique des complications micro-vasculaires est l’atteinte de la rétine, à savoir la rétinopathie diabétique. Cette affection concerne la majorité des diabétiques, qu’il s’agisse des diabétiques de type 1 (insulino-dépendants juvéniles, dont le diabète commence tôt) ou des diabétiques de type 2 (diabète de la maturité, débutant plus tardivement et traité par hypoglycémiants). Si elle ne l’est pas toujours, cette maladie peut être grave lorsqu’elle est négligée. Elle fait aujourd’hui partie des trois principales causes de cécité et de malvoyance dans le monde et en représente la première cause chez les personnes actives de moins de 65 ans.

Par rapport à la population générale, le risque de cécité est multiplié par 50 à 100 lorsqu’il existe un diabète. Environ 1,5% de la population diabétique est aveugle et 7 à 10 % est malvoyante soit, pour une population diabétique française de deux millions d’individus, respectivement 30 000 personnes aveugles et 200 000 personnes malvoyantes. Les principaux facteurs de risque, de survenue, de progression et d’aggravation de la rétinopathie sont essentiellement la durée du diabète, et l’importance du déséquilibre glycémique. Les autres facteurs de risque sont, pour la population diabétique jeune, la période de l’adolescence et pour les femmes la grossesse ; chez les diabétiques de type 2, l’élévation de la pression artérielle.

Une maladie complètement asymptomatique jusqu’à l’apparition des complications.
La rétinopathie diabétique est totalement asymptomatique tout au long de son évolution, jusqu’à l’apparition des complications. La baisse visuelle, qui peut être brutale, n’apparaît qu’a ce dernier stade.
La durée d’évolution, imperceptible pour le malade, entre le début du diabète et la baisse visuelle, est en moyenne d’une quinzaine d’années.

C’est dire l’importance d’un diagnostic précoce qui peut être effectue avec certitude par une surveillance régulière qui consiste en un examen du fond de l’oeil par an, complété d’une angiographie dès qu’est détectée une lésion spécifique : microanévrysme, microhémorragie, microexsudat. Malvoyance et cécité seront ainsi évitées par un traitement adapté, applique tôt: régularisation de l’équilibre glycémique, et traitement local rétinien par photocoagulation au laser.

Glycémie – Hémoglobine glyquée (HbA1c)
La varicelle (et le zona)