La constipation

Rien de plus banal et de plus fréquent que la constipation. 20 % environ des Français (plus particulièrement des femmes), souffrent de troubles intestinaux avec ballonnement, gêne abdominale, constipation.
Il est assez facile de définir la constipation. Elle consiste le plus souvent en une raréfaction de la fréquence des selles (l’idéal étant une selle quotidienne); parfois également une diminution de volume avec des selles dures.

L’éducation, les habitudes alimentaires, le rythme et le stress de la vie sont autant d’éléments qui interviennent sur notre transit intestinal et qui peuvent troubler la régularité de la fréquence des selles.

De fausses idées

La constipation n’est pas à l’origine d’une auto-intoxication à proprement parler. Notre tube digestif « bouché » ne sécrète pas de toxines qui passeraient dans notre sang. Les selles sont formées de résidus alimentaires non assimilables et de 80 % d’eau. En cas de constipation les selles perdent peu à peu de leur poids et de leur eau.
Il n’est pas utile de se mettre à la diète en cas de constipation.

Constipation récente ou chronique

Un retard de transit peut se manifester passagèrement lors d’un changement de rythme de vie: par exemple la constipation du voyageur. Ce désagrément peut également survenir au cours de la grossesse, d’une maladie infectieuse ou de tout alitement.

Ce type de constipation est tout à fait anodin et fugitif.
La constipation est dite « chronique » lorsqu’il y a moins de trois selles par semaine et que la situation dure depuis au moins six mois.

Une constipation inhabituelle et qui dure doit vous inciter à consulter votre médecin qui pratiquera un bilan adapté. Mais dans la majorité des cas la constipation chronique est une histoire qui remonte à l’enfance ou à l’adolescence.
Trois principaux facteurs sont alors en cause: le déséquilibre alimentaire, la sédentarité et l’usage « sauvage » de laxatifs.

Ce qu’il faut faire

Traiter avec logique la constipation c’est observer des alimentaires et d’hygiène de vie:

  • Votre alimentation doit être équilibrée et contenir suffisamment de fibres qui ont un rôle de lest, facilitant ainsi le transit.
  • Consommez des légumes verts, de la salade, des fruits et du pain de son ou du pain complet.
  • Buvez 1,5 à 2 litres d’eau par jour afin d’obtenir une hydratation correcte de vos selles.
  • Essayez dans la mesure du possible de vivre de façon moins stressée: prenez vos repas dans le calme, mastiquez lentement, alimentez-vous régulièrement.
  • Essayez d’aller chaque jour à la selle à heure fixe pour éduquer votre intestin Ne faites pas une obsession d’un jour sans selle.
  • Un facteur extérieur a certainement déréglé votre intestin.
  • Vous pouvez recourir à des « petits trucs »: un grand verre d’eau froide le matin à jeun. Mais bien souvent les petits moyens ne sont plus efficaces chez le constipé de longue date qui a tout essayé.
  • Pratiquez régulièrement une activité physique (marche, etc, …) et fortifiez votre sangle abdominale (gymnastique, abdominaux), atout indispensable à une bonne défécation.
  • Pour rééduquer votre intestin, vous pouvez utiliser des laxatifs doux, type mucilage; ils agissent en augmentant le volume des selles et en lubrifiant la paroi intestinale; ils font donc travailler naturellement cette paroi, au contraire de laxatifs plus agressifs qui rendent l’intestin passif. Méfiez-vous également des tisanes qui ne sont pas toujours innocentes.

Ce qu’il ne faut pas faire

N’abusez pas de laxatifs irritants qui peuvent entraîner ce qu’on appelle la maladie des laxatifs. Les symptômes consistent en une alternance de diarrhées rebelles et de constipation, accompagnées de coliques. Le traitement s’effectue sous stricte surveillance médicale.

Vous devez savoir

Un certain nombre de médicaments peuvent être responsables de constipation: les barbituriques, les anxiolytiques, les antidépresseurs, les anticonvulsivants, les antiparkinsoniens, certains pansements digestifs, les hypotenseurs et les béta bloquants, certains diurétiques, les antitussifs à base de codéine, etc.
Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

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