Tout savoir sur le traumatisme cranien chez l’enfant

En cas de traumatisme craniocérébral grave, le scanner reste l’imagerie de choix – mais veuillez utiliser le protocole de radiation ALARA spécifique aux enfants. Le traumatisme cranio-cérébral est toujours le résultat d’une force extérieure, par exemple après une chute, un accident ou même après que le bien-être d’un enfant est mis en danger. Il est souvent plus difficile d’établir de manière fiable la nécessité d’une imagerie, en particulier dans le cas de jeunes enfants ayant subi un traumatisme craniocérébral supposé léger. L’échelle de coma de Glasgow donne un indice ici. Cependant, il doit être enregistré en permanence en cas d’urgence pour pouvoir réagir rapidement aux changements et à la détérioration. Le choix de la procédure d’imagerie et de la procédure ultérieure en situation d’urgence dépend de cela et aussi de la stabilité de l’enfant en fin de compte. 

Qu’est-ce que le traumatisme crânien ?

Si l’expression traumatisme crânien, TC correspond littéralement à un choc sur le crâne, quelle que soit son intensité, en terme médical, le traumatisme crânien correspond à un choc dont l’intensité provoque un trouble de la conscience, même bref. De nombreuses circonstances de la vie peuvent entraîner un traumatisme crânien sportif, professionnel, accident de voiture ou de voie publique, accidents domestiques, agression, chute, coup porté sur la tête, arme à feu. Les traumatismes crâniens et cérébraux graves, SHT, environ 1 à 1,5 cas sont généralement traités sur la base de leurs symptômes avec des blessures crâniennes partiellement ouvertes et des lésions cérébrales, y compris la perte de fonction associée, échelle de coma de Glasgow, GSC. En revanche, le SHT léger, environ 95 cas, n’est souvent pas aussi facile à évaluer. En particulier chez les nourrissons de moins de 24 mois, qui ne sont pas encore capables de communiquer suffisamment par la parole, la somnolence, l’inappétence et le refus de jouer indiquent souvent une légère SHT due à une chute.

Quand le médecin doit-il admettre un enfant suspecté de SHT ?

Selon cette directive, un enfant présenté à un pédiatre dans l’établissement doit être admis à l’hôpital pour y être surveillé et traité si les signes et symptômes suivants sont présents. La tomographie crânienne informatisée, TCI représente l’étalon-or de l’imagerie rapide pour les blessures intracrâniennes accidentelles. Cependant, sur la base de la situation actuelle de l’étude, il faut supposer un risque possible à long terme de développement de malignités à la suite de la TCC. C’est pourquoi les pédiatres, les radiologues pédiatriques et les chirurgiens pédiatriques préconisent conjointement le respect du principe ALARA”, As low as reasonably achievable” et donc des protocoles d’examen adaptés aux enfants. Mais attention une réduction de la dose est, en revanche, toujours associée à une augmentation du flou de la détection. 

La clinique de traumatisme cranio-cérébral (TCC)

Il s’agit d’une clinique multidisciplinaire pour la prise en charge des patients avec un traumatisme cranio-cérébral. Les patients référés au service de traumatologie ayant subi un traumatisme cranio-cérébral léger (TCCL), il y a moins d’un mois sont invités à une rencontre de groupe abordant différent thème comme la gestion des symptômes, le retour aux activités cognitives et aux activités physiques. Une prise en charge infirmière a aussi lieu lors de cette rencontre et un suivi téléphonique infirmier sera fait par la suite. Une équipe multidisciplinaire est également disponible selon les besoins associés au TCCL. Le traumatisme cérébral ou traumatisme crânio-cérébral (TCC) est une blessure de nature physique atteignant le tissu cérébral. Le traumatisme pourra porter atteinte aux os crâniens, par exemple en produisant une fracture, mais il n’est pas rare que le traumatisme ne laisse aucune trace visible sur la peau ou les os crâniens alors qu’il y a atteint du cerveau. Il en résulte une altération des fonctions cérébrales de façon temporaire ou permanente. 

Selon le mécanisme du trauma et les forces impliquées, les changements structuraux secondaires à un traumatisme cérébral peuvent être macroscopiques ou microscopiques. Bien que la sévérité et les conséquences des traumas varient significativement d’une personne à l’autre, ils peuvent être divisés en deux groupes selon qu’ils résultent d’une blessure ouverte ou fermée. Les blessures ouvertes peuvent être causées par des objets tranchants ou des munitions de fusil qui atteignent le cuir chevelu et le squelette céphalique. Les méninges et les tissus cérébraux sous-jacents sont généralement aussi touchés. Les blessures fermées sont plutôt causées par un coup reçu à la tête, ou plusieurs successifs, ou une violente secousse entraînant une succession rapide d’accélération et de décélération du cerveau. Si la tête subit simultanément l’effet d’une rotation, les dommages résultants peuvent être d’autant plus graves. Les tissus cérébraux sont alors touchés au point d’impact du coup, ou du côté opposé, contrecoup, ou l’effet peut être diffus dans plusieurs lobes cérébraux. Le bris de vaisseaux sanguins crâniens peut aussi être la conséquence du trauma et provoquer des hémorragies intracrâniennes, sous-arachnoïdiennes ou des hématomes épiduraux ou sous-duraux.

Les symptômes du traumatisme crânien

Lors d’un accident avec traumatisme crânien, une intervention urgente est nécessaire à l’hôpital. Les symptômes typiques sont les suivants : céphalées aiguës,  perte de connaissance, asthénie, vomissement ou nausées, troubles de la vue, diplopie, vertiges, des liquides s’écoulant par l’oreille ou le nez, hématome sous les yeux, apparition de paralysie à un bras ou jambe, troubles de la parole, troubles de la coordination de mouvement, troubles de la mémoire, des séquelles possibles des personnes atteintes de traumatisme crânien, même longtemps après l’accident, sont des céphalées, des vertiges, des troubles du sommeil, des états de fatigue, et troubles de la mémoire. Dans tous les autres cas, par exemple lorsqu’il n’y a qu’une légère SHT ou qu’il y a suffisamment de temps disponible en raison de la situation générale, il est recommandé d’observer d’abord les enfants en tant que patients hospitalisés pendant 48 heures. Outre la TCC, d’autres méthodes au potentiel variable sont disponibles pour surveiller un éventuel risque d’hématome ou de saignement.

Qu’est-ce qu’un traumatisme crânio-cérébral léger ?

Le traumatisme cranio-cérébral léger, communément appelé commotion cérébrale, survient à la suite d’un coup à la tête. Le cerveau est alors secoué à l’intérieur de la boîte crânienne. Ceci provoque un dérangement temporaire du fonctionnement du cerveau, et peut engendrer certains symptômes chez l’enfant. Les signes et symptômes possibles sont les maux de tête, les nausées, vomissements, les étourdissements, pertes d’équilibre, la sensibilité à la lumière ou aux bruits, l’irritabilité plus émotive. Les symptômes les plus intenses durent habituellement une à deux semaines, mais peuvent persister avec moins d’intensité durant quatre à six semaines, parfois plus. 

D’autres techniques d’imagerie pour le diagnostic des traumatismes

L’échographie est la méthode de choix, surtout pour les nourrissons, si le médecin dispose de suffisamment de temps et d’expérience. Les hématomes intracrâniens peuvent être détectés à l’échographie ainsi que les fractures osseuses. Cependant, d’un autre côté, les conséquences du TSS ne peuvent être exclues avec certitude. L’imagerie par résonance magnétique, IRM peut être plus sensible et plus spécifique que la tomodensitométrie pour répondre aux questions de pronostic en cas de SHT, mais il n’y a pas encore de preuves. En outre, comme la préparation et la réalisation d’une IRM prennent beaucoup de temps, cette procédure ne convient pas pour le diagnostic aigu de l’ETS. Toutefois, l’IRM peut être utilisée chez les enfants stables, par exemple pour suivre les progrès de l’enfant, pour un réveil inapproprié, lorsque la clinique ne veut pas faire correspondre les résultats du scan, pour évaluer les éventuels dommages consécutifs ou pour un traumatisme spinal. Les radiographies classiques ne sont pas indiquées pour les GCS accidentelles, car elles ne permettent pas de détecter jusqu’à 25 fractures du crâne et ne peuvent pas exclure de manière fiable les blessures intracrâniennes. La seule exception est la mise en danger présumée du bien-être de l’enfant : dans ce cas, la radiographie du crâne peut être effectuée pour des raisons médico-légales.

Évaluation globale de la personne ayant subi un TCC

En option, la TCC peut être utilisée pour les circonstances et les symptômes. Toute personne ayant subi un traumatisme craniocérébral qui est consciente, y compris si cette personne est en amnésie post-traumatique (APT), devrait être évaluée afin de déceler les troubles fréquents suivants : 

  • – Incapacités motrices, faiblesse, trouble de la tonicité ou de l’équilibre, manque de coordination
    – Blessures/fractures possiblement non détectées
    – Douleur
    – Troubles bulbaires affectant la parole et la déglutition
    – Dysfonctions sensorielles pouvant avoir une incidence sur la sécurité de la personne, perte de l’audition, engourdissements, troubles de la vision, y compris la diminution de l’acuité visuelle, perte de champ visuel et paralysie de l’élévation du regard
    – Diminution du contrôle vésical et intestinal
    – Troubles cognitifs, déficit de l’attention, de l’orientation ou de la mémoire
    – Dysrégulations comportementales, y compris les problèmes potentiels sur le plan émotionnel/comportemental.
    La prise en charge initiale de la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral devrait être guidée par des protocoles et des évaluations cliniques basés sur le score de l’échelle de coma de Glasgow. L’évaluation devrait inclure la collecte d’information auprès des proches et des individus susceptibles de prendre soin de la personne après le traumatisme craniocérébral. 
  • En résumé :

    Dans le cas d’une TCS légère sans perte de conscience, il faut toujours se demander si une observation attentive en conditions stationnaires pendant 48 heures est une alternative appropriée à une TCS initiale avec risque de radiation. Important : Toutefois, cela ne doit pas retarder un CT indiqué. En cas de SHT grave, cependant, la TCC reste la méthode de choix en imagerie aiguë. Cependant, la médecine d’urgence devrait toujours suivre le principe ALARA, avec des protocoles de diagnostic adaptés aux enfants. Des études montrent un risque non négligeable de malignité dû à l’exposition aux radiations pendant le scanner, risque de cancer d’un enfant de 1 an = 1:500, risque de cancer d’un enfant de 10 ans = 1:5 000.

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