Les hémorroïdes … c’est parfois douloureux !

Tout le monde a des hémorroïdes… On appelle « hémorroïdes » les coussinets vasculaires présents autour du canal anal. En place dès la naissance, leur rôle physiologique est de permettre la continence (rétention des selles et des gaz).

Mais tout le monde n’a pas de problèmes d’hémorroïdes !

« Avoir des hémorroïdes », c’est en fait « souffrir de ses hémorroïdes » et cela, c’est assez banal: une personne sur trois est concernée dans sa vie par des problèmes d’hémorroïdes qui nécessitent ou non un traitement. En effet, tout au long de la vie, des transformations peuvent se produire au niveau de la paroi des hémorroïdes qui devient en quelque sorte « variqueuse » : les veines se dilatent, se fragilisent et se déforment.

Les facteurs favorisant la maladie hémorroïdaire sont variés La constipation, l’hérédité (il y a des véritables familles d’hémorroïdaires), la grossesse ainsi que la diarrhée, les excès de table, les stations assise ou debout prolongées, la surcharge pondérale, la sédentarité, ou encore le syndrome prémenstruel et l’accouchement sont les principaux facteurs qui peuvent déclencher les troubles hémorroïdaires.

Les symptômes habituels, en général chroniques, sont : . Démangeaisons. . Saignements peu importants après la selle et retrouvés dans la cuvette ou sur le papier hygiénique. . Sensations de « boule » à l’anus soit permanente (hémorroïde externe) soit qui sort après la selle (hémorroïde interne extériorisée) avec retour rectal spontané au début puis réduction plus difficile à un stade avancé (prolapsus hémorroïdaire). . Douleurs modérées. . La crise hémorroïdaire aiguë . Liée à l’inflammation d’un paquet hémorroïdaire, elle déclenche douleur, rougeur et œdème. L’évolution est bénigne en quelques jours mais les crises peuvent se répéter au cours de la vie. . La thrombose hémorroïdaire aiguë . C’est la formation d’un caillot de sang dans une hémorroïde. . Une complication impressionnante des hémorroïdes, responsable de douleurs parfois intolérables. . Elle nécessite une intervention médicale pour ôter le caillot.

Le plus souvent, un traitement symptomatique suffit pour tous les symptômes mineurs Un traitement local par crème et/ou suppositoire, associé aux règles hygiéno-diététiques soulage la gêne chronique ou la poussée en protégeant le canal anal et facilitant le passage des selles. Dans certaines formes plus modérées à sévères, une consultation médicale est nécessaire Des traitements par voie générale sont alors prescrits par votre médecin tels que les antalgiques, les anti-inflammatoires ou les veinotoniques. Parfois, des interventions spécialisées peuvent être nécessaires et ce n’est qu’en cas d’échec qu’une intervention chirurgicale, qui consiste à enlever les hémorroïdes, est proposée.

Hémorroïdes, la fin du tabou ?

Avec un Français sur deux concerné, la maladie hémorroïdaire est très fréquente ! Elle touche aussi bien les hommes que les femmes et provoque une gêne considérable. Malgré l’existence de traitements efficaces, on en parle peu : elle est comme tabou.
Pourquoi ? Parce que la crise hémorroïdaire est une inflammation des sortes de coussinets veineux qui tapissent la paroi interne du canal anal… Une partie du corps que les Français ont encore bien du mal à évoquer, même devant leur médecin. Alors ils souffrent en silence.
A tel point que le délai moyen entre l’apparition des symptômes et la consultation est de 18 mois, comme nous l’a confié le Dr Philippe Godeberge. Vice-président de la Société nationale de Colo-Proctologie (SNFCP), il ne comprend pas cette attitude : « alors que les symptômes -des saignements et des suintements accompagnés de douleurs parfois vives- sont des plus inconfortables… »
Si les causes en sont mal connues, les facteurs favorisants sont bien identifiés : constipation ou au contraire, diarrhées à répétition, sédentarité et station assise prolongée mais aussi chez les femmes, grossesses et accouchements.
Les traitements disponibles existent et sont efficaces. Lorsque la crise se résume à une gêne, une pesanteur ou de petits saignements, un veinotonique va rétablir la structure des vaisseaux. Un antispasmodique calmera la douleur et, pour éviter les récidives, un régime alimentaire adapté sera généralement prescrit. Car « dans 99% des cas, la surveillance de l’alimentation donne de bons résultats ». Alors, sortez du silence !

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