Les insomnies

« Je ne dors pas la nuit » « J’ai un mauvais sommeil »..Un français sur quatre se plaint de mal dormir.L’insomnie est fréquente, banale et l’a probablement toujours été.Ce n’est pas le « fléau » du XXle siècle. Le plus souvent, ce trouble du sommeil demeure sans gravité.

L’insomnie vraie regroupe deux sortes de symptômes :
– l’impression de mal dormir la nuit : difficulté d’endormissement, éveils nocturnes ;
– et de mal être le jour suivant : somnolence diurne, troubles de l’attention et de la mémoire, difficultés de concentration dans la journée…. Le patient se sent somnolent, asthénique, irritable, mal à l’aise dans son corps, gêné dans son activité intellectuelle.

A chacun son sommeil

La durée du sommeil « normal », « réparateur » n’est pas la même pour tout le monde. Les petits dormeurs se contentent de six heures de sommeil. Les gros dormeurs ont besoin de neuf heures, voire plus. Il existe des « couche-tôt » et des « couche-tard ». Les horaires du sommeil varient ‘une personne à l’autre.
En dehors de la durée, compte aussi la qualité du sommeil. Dormir dans un environnement bruyant fait que bien souvent une certaine fatigue est ressentie au réveil, même si la nuit fut de huit ou dix heures.
Bien des circonstances influent sur notre sommeil, sans pour autant devoir nous inquiéter. Nous dormons moins en vieillissant. La femme dort d’avantage avant ses règles ou au cours de la grossesse. Les travaux de nuit et les voyages perturbent le sommeil.

Les rythmes du sommeil

Notre organisme fonctionne par cycles qui se répètent avec une certaine fréquence. Le sommeil en fait de même. Nous avons tous des heures plus favorables que d’autres pour se coucher. Au-delà de ce moment propice nous n’avons plus envie de dormir. Il faut généralement attendre une heure et demie à deux heures pour pouvoir s’endormir. Période qui correspond à la durée d’un cycle. Au cours de la nuit nous avons quatre à cinq cycles de sommeil se décomposant chacun en cinq phases différentes.
Tout d’abord l’endormissement, suivi d’un sommeil léger, puis d’un sommeil lent et d’un sommeil profond. Durant ces quatre stades dénommés « sommeil lent », le corps se met au repos. Les yeux ne bougent guère, la respiration est ample et régulière, la tension artérielle basse et le rythme cardiaque ralenti.
Soudain respiration et cœur s’accélèrent, la pression artérielle s’élève alors que les muscles sont complètement relâchés. Le cerveau vibre d’une intense activité comme au cours de la journée. Sous les paupières les yeux roulent. Cette phase dure plusieurs minutes et s’intitule « sommeil paradoxal ». C’est au cours de cette période indispensable à la vie que nous rêvons

Insomnie: ne pas s’alarmer

L’insomnie c’est le sentiment de ne pas avoir assez dormi, ou d’avoir mal dormi. Mais toutes les insomnies n’ont pas la même signification, ni la même gravité. Ne pas trouver le sommeil, se réveiller plusieurs fois la nuit, ne pas pouvoir dormir plusieurs nuits de suite, se réveiller systématiquement à 3-4 heures du matin, ces différentes situations n’ont pas le même sens.
Le plus souvent, l’insomnie est occasionnelle et consécutive à des difficultés professionnelles ou personnelles. Tension, anxiété, mais aussi mauvaises habitudes de vie rendent l’endormissement difficile. Le sommeil est aussi à la merci de la douleur, de la fièvre ou d’un problème respiratoire. L’insomnie est fréquente en cas de troubles digestifs (ulcère), cardiaque (angine de poitrine) et même d’asthme. Plus préoccupante est l’insomnie du petit matin, qui se renouvelle et survient dans un contexte d’angoisse. Et ce d’autant que s’associent une perte de l’appétit un amaigrissement, une fatigue extrême au lever, un Certain désintérêt. Ce type d’insomnie signe généralement un état dépressif. Il faut alors consulter, car le traitement n’est pas ici celui de l’insomnie mais bien celui de la dépression.

Ce qu’il ne faut pas faire

– Ne vous couchez pas après un repas trop riche et trop copieux. Si votre digestion est difficile, un traitement adapté facilitera votre endormissement sans recourir aux hypnotiques.
– N’abusez pas de l’alcool qui certes peut favoriser le sommeil le rend très souvent de mauvaise qualité.
– Ne consommez pas abusivement des excitants comme le café, le thé, les boissons à base de cola et le tabac.
l’inaction et la sédentarité sont peu favorables à un bon sommeil. Mais un exercice intense trop proche du coucher ne l’est pas davantage.
– Ne vous assoupissez pas devant la télévision.
– Évitez les siestes trop longues l’après-midi. Elles ne peuvent qu’entretenir un trouble du sommeil au cours de la nuit.
– Prenez garde de ne pas consommer après 16 heures certains médicaments comme les coupe-faim, les défatiguants, la vitamine C
– N’utilisez pas sans l’avis du médecin ou le conseil éclairé du pharmacien des médicaments dont le nom fleure bon l’herboristerie, dont certains cachent des doses non négligeables de barbituriques.
– Ne donnez pas d’hypnotiques aux enfants (sauf avis médical).
au cours des trois premiers mois de la grossesse il ne faut pas prendre d’hypnotiques.
– N’utilisez pas de façon prolongée et sans avis médical un hypnotique. Vous risqueriez d’entretenir votre insomnie, voire de l’aggraver en perturbant les cycles du sommeil.
– Méfiez-vous de l’automédication. Ne prenez pas de produit qui traîne dans votre pharmacie. Mieux vaut consulter votre médecin ou prendre conseil auprès de votre pharmacien.
– Évitez d’être en contact avec certains produits chimiques : dissolvants, plastifiants, insecticides, benzine, colorants, vernis, sulfure de carbone, fumées, matériaux de soudure…
– Une mauvaise hygiène du sommeil, des perturbations de l’environnement (bruit, chaleur, température trop froide, lit inconfortable…), l’altitude sont d’autres causes d’insomnie fréquentes.

Toutes les causes d’éveil nocturne (douleurs, toux, dyspnée, pollakiurie…) peuvent induire et entretenir une insomnie.

Ce qu’il faut faire

– Accordez-vous un moment de détente dans la soirée.
– Décontractez-vous à l’aide d’un bain tiède avant le coucher, ou prenez une infusion.
– Aérez votre chambre. L’atmosphère ne doit être ni trop chaude, ni trop froide, ni trop sèche. Votre chambre doit être calme et sans lumière violente.
veillez à avoir un lit confortable. Un matelas de bonne qualité (assez dur) favorise un bon sommeil. L’oreiller n’est pas conseillé si vous souffrez de la colonne vertébrale. Il est toujours préférable de dormir à plat.
– Mieux vaut se coucher et se lever à des heures régulières.
– Si vous sentez que l’anxiété est la cause de vos insomnies, consultez votre médecin.

Les hypnotiques n’ont d’utilité et d’efficacité que s’ils sont pris ponctuellement. En cas d’automédication il ne faut pas les utiliser… Il ne faut pas les utiliser plus de quinze jours de suite. Mieux vaut encore en prendre une nuit sur deux.
Quoi qu’il en soit si le besoin s’en fait sentir vous pourrez toujours trouver des produits en vente libre chez votre pharmacien qui vous conseillera. Mais attention aux barbituriques qui sont aujourd’hui utilisés avec une extrême prudence car provoquant accoutumance et perturbations des cycles du sommeil.

L’exercice physique fait le matin a peu d’effet sur le sommeil. Dans l’après-midi, il le favorise. Juste avant le coucher, il altère le sommeil fonctionnant comme stimulus des systèmes d’éveil.
Tout excès en fin de journée de l’activité intellectuelle, stimule l’activité du système d’éveil et induit des difficultés d’endormissement.

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