Comment fonctionne un défibrillateur ?

Defibrillateur cardiaque

Un défibrillateur est un appareil utilisé pour traiter les maladies cardiaques dans lesquelles le cœur bat soudainement beaucoup trop vite. Dès que le rythme cardiaque s’accélère trop, il délivre une ou plusieurs impulsions électriques au cœur, qui stoppent l’arythmie. Le cœur peut alors continuer à battre normalement.

Le passage à un rythme cardiaque normal est appelé cardioversion. S’il y a eu une fibrillation ventriculaire avant le choc électrique, on parle de défibrillation. Ces appareils sont donc également appelés défibrillateurs cardioverteurs. Il existe des défibrillateurs externes, utilisés en cas d’urgence. Sur le même principe, des défibrillateurs cardioverteurs implantables (DCI) peuvent être implantés dans l’organisme pour normaliser le rythme cardiaque.

Qu’est-ce qu’un défibrillateur externe ?

Les défibrillateurs externes sont utilisés, en cas d’urgence, lors de fibrillation ventriculaire ou d’arrêt cardiaque. Un exemple bien connu est celui des dae (défibrillateurs automatisés externes) qui sont exposés dans les bâtiments publics depuis la loi n°2018-527 du 28 juin 2018 et qui peuvent être utilisés par les profanes pour la réanimation. Ces appareils émettent une forte poussée de courant pour rétablir le rythme cardiaque normal. L’utilisation d’un défibrillateur cardiaque peut également permettre de combler le temps nécessaire à l’insertion d’un DCI, les défibrillateurs peuvent également être utilisés de façon préventive, en les portant  comme un gilet, par exemple pendant le transport vers l’hôpital. Les gilets de défibrillation sont également utilisés lorsqu’on suppose que le risque d’arythmie cardiaque mettant la vie en danger n’est que temporaire, par exemple après une crise cardiaque ou en cas de myocardite. Les défibrillateurs implantables DCI quant à eux, fonctionnent comme des stimulateurs cardiaques et peuvent également délivrer des impulsions de courant supplémentaires.

Quand un DCI peut-il être nécessaire ?

Un cœur sain bat toujours à un rythme suffisant pour pomper suffisamment de sang riche en oxygène dans l’organisme. Il doit donc battre plus vite pendant l’effort et le stress qu’au repos. Cependant, chez les personnes souffrant de maladies cardiaques graves – par exemple, un cœur faible ou après une crise cardiaque – le cœur bat parfois trop vite et de manière incontrôlée, parfois malgré les traitements. Cela peut avoir des conséquences graves comme la fibrillation ventriculaire ou la mort cardiaque subite. Un cardioverteur-défibrillateur implantable est conçu pour prévenir de telles complications. Si le cœur doit être protégé en permanence contre les conséquences d’une arythmie cardiaque grave, le DCI est inséré dans le corps au cours d’une petite procédure. À cette fin, le dispositif en forme de disque, d’environ cinq centimètres de diamètre, est inséré sous la peau, sous la clavicule, et cousu en place. Parfois, il est également placé sous le grand muscle pectoral. Deux électrodes en forme de fil se détachent généralement de l’appareil. Les fils sont enfilés dans un vaisseau sanguin adjacent et avancés dans le cœur. Par l’intermédiaire des électrodes, l’appareil surveille en permanence l’activité cardiaque et – si nécessaire – émet plusieurs impulsions de courant plus faibles ou des impulsions de courant individuelles plus fortes.

Parfois, des dispositifs spéciaux sont également insérés sous la peau ou sous le muscle, qui fonctionnent sans connexion par câble au cœur. Si le cœur bat soudainement trop vite et que le risque de complications augmente, l’appareil peut délivrer plusieurs impulsions de courant en succession rapide. De cette façon, le rythme cardiaque qui bat trop vite est “surrégulé” (overpacing). Lorsque l’émission d’impulsions est terminée, le rythme cardiaque normal peut reprendre. Parfois, le surrégime n’aide pas, par exemple en cas de fibrillation ventriculaire. Dans de telles situations, le DCI émet une seule surtension de courant plus forte. Pendant un bref instant, ce “choc” arrête complètement le cœur. Cela permet également au rythme cardiaque naturel de reprendre. Parfois, plusieurs chocs de ce type sont nécessaires pour que le cœur retrouve ses battements normaux. Pour l’alimentation électrique, un DCI contient des piles qui durent dix ans selon le modèle. Ensuite, l’appareil est changé et reconnecté aux électrodes laissées dans le corps. Certains appareils peuvent enregistrer et stocker l’activité cardiaque sous la forme d’une courbe ECG et la transmettre directement au cabinet médical.