La prévention des traumatismes oculaires

les traumatismes oculaires ne constituent pas une affection, ils représentent une pathologie dont la cause, puis les complications à long terme, pourraient bénéficier d’une prévention plus précise. Seule la connaissance de leur fréquence, de leurs principales étiologies et des lésions qu’ils provoquent, pourra aider à une meilleure organisation des soins.

Prévention

Fréquence, causes: parmi les nombreux patients qui consultent un ophtalmologiste, 10 % sont amenés à le faire à la suite d’un accident ayant affecté l’un ou les deux yeux, c’est pourquoi il semble primordial de sensibiliser l’opinion sur la fréquence, souvent insoupçonnée, de ces accidents. Il convient aussi de souligner que les traumatismes oculaires ainsi engendrés touchent avant tout les sujets jeunes :
65 % des personnes concernées ont en effet moins de 40 ans.
Parmi elles :

  • 20 % sont âgées de moins de dix ans
  • 25 % sont âgées de dix à vingt ans
  • 20 % sont âgées de vingt à quarante ans.

En outre, 75 % de ces patients sont de sexe masculin. Dans ce domaine, une politique de prévention efficace se devra donc de cibler une population jeune et masculine.

En régions industrielles, les traumatismes sont souvent la conséquence d’accidents professionnels. Sur un lieu de travail, 30 % des accidents sont imputables à des projections: machines défectueuses, substances toxiques.
Les traumatismes oculaires sont de deux sortes : transfixiant et/ou contusif. Les plaies perforantes peuvent être limitées à la cornée, ou plus profondes atteignant le cristallin et les structures internes du globe oculaire. Elles bénéficient maintenant des progrès de la microchirurgie. Les contusions, d’allure immédiate moins graves, sont à l’origine de complications plus sournoises à long terme.

Au cours de la pratique de sport, les lésions oculaires par contusion sont plus fréquentes : jeux de balles (tennis) ou de ballons (ballon de foot), mais sont liées aussi aux conditions d’exercice (traumatismes contre des poteaux sur terrains mal éclairés).

Les lésions créées sont secondaires à des hémorragies intraoculaires (glaucome) ou prédisposantes au décollement de la rétine. Ces dernières sont relativement aisées à détecter même avant la survenue des complications, grâce à l’observation du fond d’œil par des techniques comme la bio-microscopie à travers un verre de contact grossissant, posé sur la cornée ou l’ophtalmoscopie indirecte par loupe tenue à distance, sans contact.

Des traitements efficaces existent: la photocoagulation au laser à argon ou la cryothérapie extra-oculaire.
Les bases d’une prévention efficace: désormais, il existe dans toutes les villes de France une permanence en mesure de répondre 24 heures/24 heures aux appels d’urgence en ophtalmologie. Le grand public ignore souvent cet aménagement du service des urgences où tous les « urgentistes » possèdent des notions d’ophtalmologie et sont assistés d’un ophtalmologiste d’astreinte. Une prise en charge efficace des traumatismes oculaires passe par un examen spécialisé et soigneux. A long terme, ces traumatismes exigent un suivi régulier car 45 % d’entre eux s’accompagnent dans les dix ans d’une complication rétinienne secondaire.

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