La toxoplasmose

Une maladie parasitaire

La toxoplasmose est due au Toxoplasma gondii – protozoaire qui ne se développe qu’au sein d’un certain type de cellules, notamment nerveuses.

Par ailleurs, l’hôte définitif de ce parasite est le chat. La France comptant 9 millions de chats, cela explique l’importance et la fréquence de cette maladie dans notre pays. Peuvent être infectés les mammifères, les oiseaux et les reptiles. Le Toxoplasma gondii peut prendre trois formes: une forme contaminante excrétée par le chat (jusqu’à 10 millions de parasites par jour), une forme à multiplication rapide (infection aiguë provoquant une inflammation) et une forme à multiplication lente au sein d’un kyste (infection chronique des tissus). Les modes de transmission sont multiples: la viande peu cuite (bœuf, poulet…), les fruits et légumes, les aliments contaminés par les insectes, le manque d’hygiène, le lait, l’eau ou encore les projections accidentelles dans les laboratoires.

La toxoplasmose congénitale

la gravité de la toxoplasmose est représentée par la forme dite congénitale de la maladie, qui atteint le fœtus quand l’affection est contractée par la mère au cours d’une grossesse car le toxoplasme se localise avec prédilection au niveau de la rétine centrale de l’enfant, réalisant des lésions de chorio-rétinite toxoplasmique, irréversibles, unies ou bilatérales, susceptibles de récidive au cours de l’enfance.
En France, 85% des femmes en âge de procréer présentent encore une sérologie négative pour la toxoplasmose. N’étant donc pas immunisées, elles sont susceptibles de contracter cette affection au cours de la grossesse développant une infection le plus souvent cliniquement inapparente. Le dépistage systématique par sérologie de la toxoplasmose dès le diagnostic de grossesse est donc impératif et existe en France depuis 1978. Une surveillance par contrôle sérologique mensuel chez les femmes non immunisées existe depuis 1992.
Un traitement général est institue en cas de modification de la sérologie, suivi d’un contrôle sérologique de l’enfant post-accouchement. Les études révèlent que chaque année 100 000 femmes enceintes sont contaminées par la toxoplasmose et que le traitement in utero appliqué en cas de séroconversion a permis de faire disparaître toutes les formes graves de la maladie : formes neurologiques et cécitantes .

Afin d’éviter toute contamination, plusieurs règles s’imposent tant aux femmes enceintes qu’aux autres personnes :

  • éviter de caresser les chats,
  • éviter de toucher tout ce qui a pu être en contact avec des chats,
  • laver les fruits et légumes,
  • se laver les mains,
  • laver le matériel qui a été en contact avec la viande crue,
  • éviter de manger la viande séchée,
  • bien cuire la viande,
  • congeler la viande à – 20 degrés.

Les perspectives thérapeutiques et prophylactiques

Il convient d’améliorer la prévention et le respect des règles d’hygiène énoncées ci-dessus. L’espoir d’un vaccin se concrétise progressivement. De fait, plusieurs types de vaccins semblent être efficaces sur les animaux. Le diagnostic biologique s’améliore chaque année, notamment chez les femmes enceintes (amniocentese, détection du génome du parasite). Il convient désormais d’améliorer les thérapeutiques, en diminuant leurs effets secondaires, et de trouver un médicament qui soit efficace sur les kystes, pour traiter les infections latentes. En effet tout sujet ayant contracté une toxoplasmose est susceptible de développer un jour ( baisse de l’immunité, chimiothérapie) une toxoplasmose oculaire (2,5% de la population française). Si les avancées en matière de prévention et de traitement ont permis de faire disparaître les formes les plus graves de la maladie, la toxoplasmose demeure une pathologie cécitante étant pourvoyeuse de malvoyance à long terme même chez le sujet adulte, et ceci d’autant que le taux de recrudescence augmente dans le monde (voyages dans les pays en voie de développement).

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