Médicament potentiel contre la coqueluche en cours de développement

La coqueluche est une infection respiratoire due à une bactérie appelée Bordetella pertussis. Cette maladie très contagieuse provoque des quintes de toux, qui en l’absence de traitement, peuvent se prolonger pendant plusieurs semaines. En effet la question est quel médicament potentiel contre la coqueluche en cours de développement ! Dans le cadre d’une nouvelle étude, des chercheurs du Texas ont mis au point des anticorps pour prévenir et traiter la coqueluche. Dans le cadre d’un projet de recherche. 

Développement médicament coqueluche : admission des nouveaux anticorps

Au cours d’un projet de recherche à l’université d’Austin au Texas, deux nouveaux anticorps ont été développés qui pourraient être capables de traiter et de prévenir l’infection à la coqueluche. La coqueluche, également connue sous le nom de coqueluche, est une infection des voies respiratoires très contagieuse qui touche des millions d’enfants dans le monde. Chaque année, la coqueluche provoque environ 200 000 décès d’enfants dans le monde.

Au cours des cinq dernières années, l’équipe de scientifiques a travaillé sur le développement de ces deux anticorps, qui devraient permettre une injection anticoquelucheuse. Les efforts du groupe de recherche ont porté leurs fruits, puisque les expériences précliniques sur les animaux ont montré que les anticorps peuvent être utilisés à titre prophylactique et thérapeutique. Ils offrent une immunité à court terme et accélèrent le rétablissement. Les résultats de la recherche préclinique ont été publiés en décembre dans la revue Science Translational Medicine.

Comment traiter la  chez les enfants ?

Communément appelée coqueluche, la maladie provoque une toux caractéristique et des symptômes mettant la vie en danger chez les enfants. Selon le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies, plus de 15 millions de personnes développent la coqueluche chaque année. Dans les pays en développement, la coqueluche reste une cause majeure de mortalité infantile. Aux États-Unis d’Amérique, les vaccinations permettent de prévenir la plupart des cas de la maladie, mais l’incidence de la maladie n’a cessé d’augmenter au cours des 20 dernières années. Les antibiotiques ne sont pas efficaces dans les cas graves. Il n’existe pas d’outils thérapeutiques spécifiques pour traiter la coqueluche chez ces enfants ou pour prévenir la maladie chez les enfants vulnérables qui sont trop jeunes pour être vaccinés. Mais maintenant, il y a de l’espoir.

L’ingénieur chimiste Jennifer Maynard travaille sur son projet en coopération avec le Dr Michael Kaleko, président senior de Synthetic Biologics. “Dans les pays en développement, environ 200 000 bébés meurent de la coqueluche chaque année et nous pensons à ce stade que notre travail peut avoir un grand impact”, déclare M. Maynard. “Si nous pouvons mettre nos anticorps à la disposition des enfants à très haut risque de maladie, nous pourrions prévenir l’infection avant même qu’elle ne se développe.

Lorsqu’un enfant développe la coqueluche, une toxine est libérée. La toxine de la coqueluche endommage le système immunitaire et entraîne une augmentation énorme des globules blancs. L’augmentation peut être si importante que les globules blancs bloquent les vaisseaux et restreignent le flux sanguin normal dans les poumons.

Développement médicament coqueluche : les avantages de l’administration d’anticorps 

l’administration d’anticorps pendant une infection a permis une récupération plus rapide. Les anticorps nouvellement développés neutralisent la toxine de la coqueluche de manière puissante et peuvent être utilisés individuellement ou en combinaison. Le premier anticorps se lie directement à la toxine et empêche la toxine de se fixer aux cellules saines. Le second anticorps empêche la toxine d’atteindre sa cible dans une cellule saine. La fonction immunitaire est renforcée et le taux de globules blancs est rapidement réduit.

“À notre avis, la réduction des globules blancs est le point le plus important pour prévenir la mort”, déclare le Dr Kaleko. “Si nous parvenons à maintenir un faible taux de globules blancs pendant l’infection, les enfants auront un bien meilleur pronostic.”

Lors des expériences, les anticorps ont été injectés aux souris avant l’infection, ce qui a eu pour résultat que les anticorps ont agi comme une vaccination et ont servi de médiateur pour l’immunité passive à l’infection par la coqueluche. Si les anticorps étaient injectés à des primates pendant une infection active, la récupération était plus rapide en raison de la chute des globules blancs dans la circulation.

Utilisation prophylactique des anticorps, notamment dans les pays en développement

Les anticorps n’ont pas pu éliminer complètement les bactéries de la coqueluche, mais le nombre de bactéries a fortement diminué et les symptômes sont restés à un faible niveau. Les chercheurs supposent que les anticorps, combinés à un antibiotique, pourraient conduire à l’élimination de la bactérie. Le groupe de recherche prévoit de poursuivre le développement des anticorps afin d’évaluer le potentiel de la thérapie humaine dans le cadre de grands essais cliniques. Ils pourraient être utilisés chez les enfants gravement atteints de coqueluche afin de raccourcir la durée de la maladie, de minimiser les complications et de réduire la mortalité. L’utilisation prophylactique des anticorps pourrait avoir lieu principalement dans les pays en développement afin de protéger les enfants qui sont déjà exposés à un risque accru de maladie à la naissance. Au cours des premiers mois de leur vie, les enfants sont trop jeunes pour être vaccinés, mais ils courent le plus grand risque de souffrir d’une évolution particulièrement critique de la maladie si une infection se produit. Nous voulons être sûrs que nos recherches auront un impact. La plupart des enfants qui développent la coqueluche n’ont pas été vaccinés, nous espérons donc pouvoir leur donner l’immunité qui leur manque, conclut M. Maynard.

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