Vaccins contre les maladies éruptives : les effets secondaires

La rougeole, la rubéole et les oreillons sont considérés comme des maladies infantiles simples et inoffensives.

Cependant, elles peuvent souvent avoir des conséquences très graves. Grâce à une couverture vaccinale élevée depuis le début des années 1990, il a été possible de réduire les épidémies de rougeole et de diminuer encore les cas de rubéole et d’oreillons.

le vaccin

Un vaccin est une préparation biologique prophylactique d’un ou de plusieurs antigènes microbiens, qui stimule le système immunitaire d’un organisme vivant afin d’y développer une immunité adaptative protectrice et relativement durable contre l’agent infectieux d’une maladie infectieuse particulière1. La substance active d’un vaccin est un agent antigénique à pathogénicité atténuée par une forme affaiblie ou tuée du micro-organisme pathogène, par une de ses toxines ou par une de ses protéines spécifiques. La réaction immunitaire primaire met en mémoire l’antigène menaçant présenté pour que, lors d’une contamination ultérieure, l’immunité ainsi acquise puisse s’activer plus rapidement et plus fortement.

Examinons en détail les maladies et tout ce qui s’y rapporte afin de dissiper tout doute sur la validité des vaccinations, trop souvent remises en question.

Vaccin antirougeoleux, antiparotidien et antirosolaire : est-il sûr ?

Une maladie éruptive liée à l’enfance est causée par un virus qui se transmet par voie aérienne, de personne à personne. Il y a encore quelques décennies, le vaccin contre la morbillose n’existait pas et la maladie faisait donc un grand nombre de victimes chaque année, environ trois enfants sur dix, bien que cela puisse maintenant sembler absurde pour ceux qui ont eu une telle infection sous forme bénigne.

Cependant, cette maladie peut également avoir des complications, telles que :

Les symptômes de la rubéole, en revanche, sont plus bénins et on ne remarque généralement la maladie qu’avec l’apparition d’éruptions cutanées qui suivent le gonflement des ganglions lymphatiques et l’apparition de fièvre. La rubéole peut également entraîner une perte d’appétit, des maux de tête, une conjonctivite, un nez bouché et des douleurs articulaires.

Le gonflement des ganglions lymphatiques typique de la rubéole ne doit pas être confondu avec celui des oreillons, qui provoque au contraire un gonflement des glandes parotides, rendant les joues de l’enfant semblables à celles d’un hamster qui a caché de la nourriture dans ses joues.

Le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons est appelé vaccin trivalent, car il contient dans le même flacon les trois virus vivants et atténués, donc affaiblis mais parfaitement capables de stimuler les défenses immunitaires contre l’infection.

Comme le vaccin contre la varicelle, le vaccin contre la rougeole n’est pas obligatoire mais fortement recommandé par le CDC. Ce type de vaccin, ainsi que le vaccin hexavalent, est parfaitement sûr et bien toléré par l’organisme des enfants d’un an.

Quand faut-il se faire vacciner ?

Le vaccin trivalent est inoculé aux enfants entre 12 et 15 mois, tandis que le rappel se produit vers l’âge de cinq ou six ans. Même les enfants qui ont déjà eu une des maladies incluses dans le trivalent peuvent se faire vacciner sans aucun risque pour leur santé.

Les vaccins préviennent la contraction de nombreuses maladies, difficiles à traiter ou à risque de complications mortelles et de séquelles comme la diphtérie, le tétanos ou la coqueluche. Quand se faire vacciner ? A quel âge faire les rappels ? Quels vaccins sont obligatoires ? Guide des vaccins, âge par âge.

Les adultes qui ne sont pas immunisés contre ces trois maladies peuvent également être vaccinés. En fait, si une personne non immunisée entre en contact avec un patient, elle peut prévenir le développement de la maladie en se faisant vacciner dans les 72 heures suivant l’infection.

Les effets secondaires du vaccin 

Comme décrit ci-dessus, le vaccin est sûr et très bien toléré par l’organisme. De temps en temps, des rougeurs et des gonflements peuvent apparaître au point d’injection, mais ils ont tendance à disparaître en peu de temps.

Au bout de 5 à 12 jours après la vaccination, une légère fièvre peut apparaître. En fait, la fièvre ne peut dépasser 39°C que dans 5 à 15 cas. Les crises d’épilepsie causées par le vaccin sont rares. Inversement, ce type de complication est plus fréquent avec la rougeole.

Les douleurs articulaires de courte durée sont beaucoup plus rares que la fièvre. Enfin, statistiquement, un cas sur trente mille est sujet à une chute transitoire des plaquettes, une condition connue sous le nom de thrombocytopénie, dans les soixante jours suivant la vaccination.

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