La crise de foie

La crise de foie est un terme qui cache un ensemble de symptômes (nausées, vomissements, langue chargée, manque d’appétit, lourdeurs dans la région du foie) vis-à-vis desquels le foie est totalement innocent.

Les réelles douleurs hépatiques sont exceptionnelles, réservées à des maladies graves: abcès, cancer du foie, calculs vésiculaires.

Les personnes sujettes aux « crises de foie » ne sont pas des hépatiques. Elles n’ont rien de commun avec par exemple ces malades souffrant d’une cirrhose du foie (destruction des cellules du foie) qui eux sont réellement atteints d’une insuffisance hépatique, leur foie ne pouvant plus remplir ses fonctions.

Un problème récent

Cette sensation de crise de foie, lorsqu’elle est nouvelle et récente peut venir révéler certaines maladies:
  • Une hépatite virale à son début avant que ne survienne la jaunisse.
  • Un calcul de la vésicule biliaire: la douleur n’a que peu de rapport avec les repas. Elle irradie vers l’épaule droite et peut être accompagnée de nausées ou de vomissements.
  • Un ulcère de l’estomac ou du duodénum: les douleurs surviennent plus ou moins longtemps après les repas. Elles sont calmées par la prise d’aliments, les produits laitiers et peuvent être augmentées par la prise d’alcool.

Bien souvent la crise de foie est assimilée à la « gueule de bois ». L’ingestion trop importante de boissons alcoolisées provoque généralement le lendemain matin au réveil (et plus ou moins longtemps tout au long de la journée) maux de tête, nausées, bouche pâteuse.

Un problème ancien

Ce que l’on nomme à tort « crise de foie » est bien souvent tout banalement une migraine. Ce mal de tête pulsatile (rythmé par le battement des vaisseaux), localisé à la seule moitié (gauche ou droite) du crâne, se caractérise par les signes qui la précèdent (troubles visuels) ou qui l’accompagnent (nausées et vomissements). Or la migraine est très souvent assortie de signes digestifs prédominants. Mais le foie n’est pas en cause Dans d’autres cas la « crise de foie » peut être le témoin d’un trouble de la motricité de l’intestin. Il s’agit alors de ce que les médecins appellent une « colopathie fonctionnelle » se manifestant par des douleurs abdominales, de l’aérophagie,, des éructations, une alternance de constipation et de diarrhée.

Que faire ?

En cas de « crise » de foie » récente, inhabituelle dans son intensité et sa durée, il convient de consulter son médecin traitant qui, en s’aidant d’examens complémentaires adéquats, saura poser le diagnostic.

Si vous êtes un ou une migraineuse vous devez savoir que vos crises sont favorisées par:

  • L’état nerveux: apprenez donc (dans la mesure du possible) à minimiser vos conflits personnels.
  • L’alcool ou certains aliments: aliments auxquels vous seriez allergique, que vous devez apprendre à connaître et par conséquent à éviter.

Si vous avez l’intestin fragile:

  • Vous ne devez suivre aucun régime particulier en dehors des règles diététiques concernant la constipation.
  • C’est à vous d’éliminer les aliments qui semblent ne pas vous convenir.
  • Les graisses cuites et recuites sont difficiles à digérer pour tout le monde. Le lait mélangé au café coagule dans l’estomac et n’est donc pas toujours digeste.

Il est un conseil valable pour tout le monde: boire peu d’alcool.

Si vous avez « la gueule de bois » vous pourrez vous soulager en prenant des médicaments (de préférence sous forme effervescente) pour les maux de tête et la digestion difficile.

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