Notre corps et ses signaux d’alerte

Il est souhaitable de connaître son corps et de savoir repérer à temps d’éventuelles anomalies.: au moindre changement, allez consulter votre pharmacien ou votre médecin.
Voici quelques conseils (liste non exhaustive) destinés à attirer votre attention sur tout ce qui doit vous conduire à le faire sans tarder.

Gare au soleil !

Tout le monde le sait: il faut surveiller de près sa peau.
C’est une enveloppe protectrice, mais pas aussi solide qu’il y paraît !
Elle protège notre organisme de la déshydratation, du refroidissement et des blessures, mais c’est une enveloppe relativement fragile. L’épiderme, par exemple – la couche superficielle de la peau – est très fin et les cellules pigmentées qui produisent, lorsqu’elles sont exposées au soleil, la mélanine (autrement dit qui brunissent), ne sont pas ultra-résistantes. S’exposer trop longtemps au soleil – surtout sans crème solaire – met à mal l’épiderme. Même si vous n’attrapez pas de coups de soleil, sachez que votre épiderme en « prend un coup’ à chaque bain de soleil et que les dégâts s’accumulent au fil des années: ils ne disparaissent pas à la fin de l’été.
Une peau souvent exposée au soleil vieillit plus vite qu’une autre.
Regardez le visage des marins ou des montagnards; « ils ne se mettent pas de crème solaire » direz-vous. Peut-être, mais à moins de vous enduire copieusement d’écran total – c’est-à-dire de crème ne laissant pas passer les rayons ultraviolets – votre peau finira à la longue par pâtir du soleil.

Prudence donc, d’autant que (surtout pour la peau claire des blonds et des roux) le soleil à hautes doses favorise le cancer cutané – le fameux mélanome malin – très grave dans la plupart des cas,

De façon plus générale, entretenez soigneusement votre peau, employez des savons sans alcali qui n’attaquent pas la pellicule acide naturelle de la peau et nourrissez-la régulièrement (avec des crèmes adaptées à votre type de peau). Ne laissez pas non plus en l’état des petites inflammations qui traînent, des mycoses (champignons parasites), des verrues, des allergies (souvent dues à l’emploi de cosmétiques de mauvaise qualité), parlez-en à votre pharmacien ou votre médecin. Si vous notez une blessure qui tarde à cicatriser ou des enflures, des papules qui subsistent bizarrement ou encore des callosités par endroits, des taches, consultez également. Le plus souvent, avec un traitement adapté, tout rentre dans l’ordre; mais il peut aussi s’agir – rarement – d’un début de cancérisation de la peau. Or il faut savoir qu’un cancer de la peau pris précocement a toutes les chances de guérir.

Alcool et tabac: bonjour les dégâts !

Quand on a mal au ventre – que ce soit du côté de l’estomac, du foie ou des intestins – on a toujours tendance à trouver une explication en relation avec la nourriture absorbée et c’est souvent vrai: trop de sucres, trop d’alcool ou au contraire pas assez de fibres ou de liquides.
Si votre alimentation est normale, équilibrée, votre appareil digestif fonctionne normalement, la digestion se fait sans problème.
Une alimentation équilibrée veut dire suffisamment riche en vitamines et en fibres végétales : fruits, légumes, salades, céréales, pain. Combiné avec suffisamment d’exercice physique, ce genre d’alimentation stimule et régularise la digestion.
Les personnes ne souffrant pas de troubles digestifs ont rarement des hémorroïdes et semblent moins exposées au cancer de l’intestin. En revanche, une consommation excessive d’alcool agresse l’estomac, le pancréas et le foie. Associé au tabac – un duo hélas courant – l’alcool favorise l’apparition des cancers de la cavité buccale et de l’œsophage,
La prise prolongée de laxatifs est une autre calamité fréquente, moins dangereuse heureusement. Les laxatifs, du moins ceux qui sont très agressifs, ne résolvent pas le problème de la constipation; au contraire, ils finissent par détraquer complètement les intestins. La meilleure façon de stimuler un intestin paresseux consiste tout simplement à augmenter la consommation de fibres végétales (de son par exemple) et aussi d’eau, Une activité sportive modérée mais régulière – ou simplement la marche – arrange aussi les choses.
Quoi qu’il en soit, si vos troubles gastriques ou intestinaux – ou encore des vomissements – persistent, ne restez pas sans rien faire avec votre douleur et ne prenez pas n’importe quoi pour vous calmer. De même, si vous maigrissez de manière inattendue ou si vous manquez d’appétit, ne vous réjouissez pas de vos kilos perdus mais, au contraire, parlez-en à votre pharmacien ou à votre médecin. Enfin, si vous détectez quelque anomalie dans votre bouche ou sur les lèvres ou encore si vous avez des difficultés à déglutir, ne patientez pas au-delà d’une à deux semaines, par prudence, consultez.

Histoires d’os…

L’appareil locomoteur – terminologie utilisée par les médecins – recouvre en fait aussi bien le squelette que les articulations, les ligaments, les muscles et les tendons. Mais quand on souffre d’un membre ou du dos, on ne sent pas toujours si ça vient de l’os proprement dit, d’un muscle ou de l’articulation. Un exemple: vous avez soulevé une caisse très lourde, vous avez eu mal sur le coup et depuis, vous vous plaignez de douleurs dans le bas du dos. Vous pensez que vous vous êtes déplacé une vertèbre ou que vous vous êtes ‘froissé » un muscle. Vous essayez de prendre votre mal en patience, en vain. Finalement les examens révèlent une ostéoporose, c’est-à-dire une déminéralisation des os avec tassements vertébraux contre laquelle il faut réagir sous peine de fractures (la pire celle du col du fémur), Un conseil donc: pas de diagnostic « fait maison ».
De même une douleur au genou peut aussi bien vouloir dire entorse qu’arthrose c’est-à-dire usure des articulations due à l’âge ou encore les deux à la fois. Et tout ce qui ressemble à un rhumatisme n’en est pas forcément un, un lumbago non plus.
Dans tous les cas, la douleur, qu’elle soit articulaire ou osseuse, doit être considérée comme un signal d’alarme à prendre en compte car elle indique une limite à ne pas dépasser. Restez tranquille et allez consulter. Le médecin ne peut pas toujours supprimer la cause de ces douleurs (par exemple l’usure des articulations) ; il peut cependant soulager, enrayer l’inflammation et conserver la mobilité. Il est aussi à même de détecter quelque chose de plus grave: une tumeur maligne des os par exemple; un cancer, certes rare, mais qui, à la différence de la plupart des cancers, frappe particulièrement les jeunes.
Un conseil enfin: ne portez pas trop longtemps des chaussures inadaptées (à talons trop hauts), d’abord parce qu’elles sont cause de chutes, ensuite, parce qu’elles déforment le pied (pied plat étalé) et la posture. Surveillez également toute déformation de la colonne vertébrale. Faites de la gym, douce de préférence, pour entretenir votre musculature et la mobilité de vos articulations. Une bonne musculature du tronc soulage la colonne vertébrale, sinon, c’est elle qui porte tout le poids du corps et qui « trinque ».

Migraines : passagères ou durables ?

Le cerveau – principal centre de commande du système nerveux – est un organe particulièrement sensible. Des coups ou des chutes sur la tête sont beaucoup plus lourds de conséquences que partout ailleurs sur le corps: une commotion cérébrale par exemple (qui se traduit par une perte de connaissance suivie de trous de mémoire sur les circonstances de l’accident, des nausées, des vomissements) toutes choses inquiétantes en soi. Le port du casque en moto et pour pratiquer certains sports dont le ski lorsqu’il s’agit d’enfants en bas âge, au crâne encore fragile, n’est pas une précaution inutile. Les organes sensoriels – les yeux, les oreilles, le nez, la langue – tous logés dans la tête et dotés de récepteurs spéciaux destinés à recueillir les informations et à les transmettre ensuite, par l’intermédiaire des nerfs, au cerveau où elles sont finalement traitées, ont un autre ennemi . le vieillissement. Avec l’âge en effet, ce « service d’informations » peut présenter des lacunes: les personnes âgées entendent, voient, sentent, goûtent avec moins d’acuité que les plus jeunes mais ce n’est pas une raison pour se couper peu à peu du monde. Parlez-en à votre médecin, il y a des moyens pour ralentir l’usure de ces organes. Indépendamment de l’âge, on peut aussi souffrir d’un abaissement des performances sensorielles. Certains organes comme l’oreille peuvent subir des lésions graves et irréversibles lorsqu’ils sont soumis à des sollicitations excessives et durables. Par exemple le bruit. Les baladeurs sont une véritable catastrophe, surveillez donc vos enfants. Si votre système nerveux laisse à désirer – vous êtes souvent énervé ou irritable, pour une fois ne vous précipitez pas chez votre pharmacien ou chez votre médecin pour réclamer une potion magique mais essayez d’abord de corriger votre façon de vivre: le stress et un mode de vie trop irrégulier sont souvent la cause de ce déséquilibre. Premièrement, dormez suffisamment pour bien récupérer (testez les remèdes homéopathiques ou phytothérapiques avant d’en arriver à des médicaments plus lourds). Deuxièmement, faites un peu d’exercice physique, de préférence en plein air, pour vous détendre. Et, bien entendu, supprimez l’alcool qui agit directement sur le système nerveux.

En revanche, si vous avez des maux de tête tout à fait insolites et sans explication apparente, allez rapidement chez votre médecin. Car si les tumeurs en rapport avec le système nerveux sont relativement rares, le mal de tête violent, très douloureux – pas la petite migraine passagère – peut être un symptôme d’une maladie qu’il faut diagnostiquer (pas forcément un cancer). De même des troubles de la perception durables, accompagnés de vertiges ou de troubles psychiques doivent être signalés.

« C’est la faute aux hormones … »

D’abord une précision: les hormones ne sont pas seulement des facteurs déterminant nos caractères sexuels. Elles sont sécrétées en quantités infimes et, transportées par le sang, elles régularisent le métabolisme de toutes sortes d’organes ou de groupes de cellules. Elles influent aussi bien sur la croissance, la fonction et le métabolisme des tissus. Elles sont produites par les glandes endocrines (la thyroïde, le pancréas qui sécrète l’insuline, les glandes surrénales qui sécrètent, entre autres, l’adrénaline, les glandes génitales qui déterminent la faculté de reproduction et le comportement sexuel), glandes dépendant elles-mêmes d’une glande endocrine principale, l’hypophyse, située dans le cerveau. Toutes ces hormones jouent un rôle capital, elles veillent à l’équilibre de tous les processus au sein de l’organisme. Mais comme, hormis la glande thyroïde et les testicules, tous les organes sécrétant des hormones sont enfouis dans le corps humain, les affections frappant ces glandes ne se manifestent que de manière indirecte et peuvent induire en erreur. D’autant que ces perturbations peuvent entraîner de graves troubles aussi bien physiques que psychiques (modifications de l’humeur, du caractère, de l’apparence ou du système pileux). En pareil cas, une seule chose à faire: consulter son médecin.

Le tabagisme passif

Si le nez saigne abondamment à la moindre blessure, de tout l’appareil respiratoire, ce n’est pas l’organe à surveiller de plus près mais plutôt la trachée et les bronches. Curieusement, sans doute, parce qu’on ne les voit pas, elles sont négligées, La pollution et surtout le tabac font des ravages bronchite chronique, asthme et bien sûr, cancer du poumon. Il faut le savoir, un fumeur qui consomme plus de deux paquets de cigarettes par jour multiplie par trente les risques qu’il encourt. Et l’entourage du fumeur n’est pas épargné. Pour les poches, le risque est multiplié par cinq.
Avis important: en cas de pharyngites répétées ou d’enrouements d’une durée supérieure à trois semaines, de toux rebelles ou d’expectorations suspectes ou encore d’essoufflements et de douleurs à la poitrine, n’attendez pas pour consulter votre docteur, comme beaucoup trop de personnes malheureusement le font. (voir: La femme et le tabac et Calculez votre dépendance au tabac )

Une affaire de cœur

Le cœur n’est pas plus grand que le poing fermé mais le travail qu’il fournit sans interruption est gigantesque: il bat entre 60 et 100 fois par minute pour puiser les 5 à 6 litres de sang d’un homme adulte dans les 2 500 km du réseau des vaisseaux sanguins. En l’espace de 24 heures, il fait faire le tour du corps à sa quantité totale de sang et ce, à quelque 1 500 reprises (il aura alors pompé environ 7 à 8 mètres cube de sang !) . Et, à l’âge de 80 ans, un cœur abattu 3,5 milliards de fois ! Mieux vaut ne pas y penser, ça donne le vertige. En revanche, il y a tout intérêt à surveiller sa tension artérielle. Normalement, celle-ci est de 12/8 et entre 14,5 et 16/9 chez les personnes âgées. Les valeurs supérieures à 15/9,5 sont considérées comme hypertension et celles inférieures à 11/8 comme hypotension. Seule l’hypertension est dangereuse; à la longue en effet, elle provoque de sérieuses affections cardio-vasculaires pouvant aller jusqu’à l’infarctus et l’attaque cérébrale. voir: QUELS SONT VOS RISQUES D’INFARCTUS … ET COMMENT LES DIMINUER. et l’HYPERTENSION.
Mais aujourd’hui, pour peu que l’on aille de temps en temps prendre sa tension chez son pharmacien ou voir son médecin, l’hypertension est bien dépistée.
Encore faut-il bien respecter le traitement prescrit. Et gare aussi aux autres facteurs de risques cardio-vasculaires : l’hypercholestérolémie, le tabac, l’obésité, le stress et le manque d’exercice. La surveillance seule de l’hypertension ne suffit pas à écarter le danger.
Autre cas de figure: votre cœur ne bat pas régulièrement. Pas de panique, la pose d’un stimulateur du rythme cardiaque (à pile) ne soulève aujourd’hui plus de problème et il permet de vivre normalement.
voies respiratoires
En revanche, si vous sentez sous vos doigts des ganglions en l’absence d’inflammation ou d’infection pouvant expliquer leur présence (il est fréquent que les ganglions lymphatiques jouant le rôle de défenses naturelles enflent), inquiétez vous et prenez rendez-vous avec votre médecin car il pourrait s’agir d’une tumeur maligne. Le cancer des ganglions, de même que les leucémies (cancer du sang) frappent à tous les âges. Sachez toutefois que les chances de guérison sont aujourd’hui élevées, notamment chez les enfants.

Frottis et mammographie

Chez l’homme comme chez la femme, les organes génitaux sont aussi sujets à des cancers: cancer du col de l’utérus (et cancer du sein bien que ce ne soit pas un organe génital) chez la femme, cancer des testicules et de la prostate chez l’homme. Des cancers que l’on a de fortes chances de guérir s’ils sont diagnostiqués précocement,
Aussi est-il conseillé à la femme de se faire faire une fois par an un prélèvement du col de l’utérus – totalement indolore puisque le médecin frotte légèrement le col au moyen d’une spatule – qui permet ensuite d’analyser en laboratoire les cellules ainsi recueillies. De même chaque femme devrait examiner régulièrement ses seins en les palpant et en les comparant. La période la plus propice à un tel examen est celle qui suit immédiatement les règles. Une mammographie est égaiement souhaitable après 40 ans et tous les deux ou cinq ans selon les facteurs de risque de la femme (antécédents familiaux en particulier). Si vous avez l’impression que quelque chose a changé à l’un de vos seins (grosseur, tiraillements, etc …),. consultez sans tarder. Idem si vous avez des cycles irréguliers ou des troubles du flux menstruel. Si vous prenez la pilule, ne fumez pas (ou vice versa) car le tabac qui, déjà à lui seul, accroît les risques d’infarctus et de thrombose (formation de caillots dans le sang) multiplie encore ces risques s’il est associé à la prise de la pilule.
Chez l’homme, il y a également intérêt à consulter en cas d’enflure ou d’induration ( durcissement anormal) des testicules, même en l’absence de douleurs. En cas également de difficultés à uriner (jet faible et interrompu) dues à la prostate qui, avec l’âge, grossit et comprime l’urètre. Le médecin, seul – après examens et analyses – pourra dire si cette affection est bénigne (le plus souvent), auquel cas un traitement médicamenteux ou une opération s’impose selon le degré de la gêne, ou bien maligne. Mais même si rien de cancéreux n’est décelé, des contrôles médicaux périodiques sont recommandés. Dernier point et non le moindre: à la plus petite modification de la peau autour des organes génitaux ou en cas de douleurs en urinant ou dans la région des reins ou encore si vos urines sont troubles ou malodorantes, allez chez votre médecin. Maladie vénérienne ou infection rénale voire tumeur, il faut s’inquiéter. Là encore, les fumeurs courent davantage de risques en ce qui concerne le cancer de la vessie.

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