15 médicaments que vous utilisez sans ordonnance mais qui peuvent être dangereux

La plupart du temps, lorsqu’ils ressentent un mal de tête, des coliques, de la fièvre ou des douleurs musculaires, par exemple, les gens se rendent dans une pharmacie à la recherche de médicaments dits IPM (Over-the-Counter Drugs). Ils sont approuvés par les autorités sanitaires et sont destinés à traiter des symptômes mineurs. Ils peuvent être vendus sans ordonnance ou sans prescription.

Toutefois, cela ne signifie pas qu’ils peuvent être utilisés toujours et de n’importe quelle manière. Ce sont des médicaments, et en raison de leurs caractéristiques particulières, les IPM peuvent également causer des problèmes de santé, soit par une utilisation excessive ou inadéquate. Les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes souffrant d’une maladie devraient être encore plus pris en charge.

Priscila Vautier, pharmacienne, commente que les médicaments en vente libre les plus utilisés par les gens sont les analgésiques, les anti-inflammatoires, les relaxants musculaires, les antipyrétiques et les antiacides.

Il convient de noter que les IPM, bien que considérées comme un risque faible, peuvent provoquer, dans certains cas, des réactions indésirables, des intoxications et des interactions médicamenteuses. Par exemple, en l’absence d’orientation correcte, la personne peut commettre une sous-dose (qui ne soulagera pas les symptômes souhaités), ou une surdose, qui peut entraîner une intoxication. Il y a également le risque d’utiliser deux médicaments avec le même principe actif, ce qui peut également conduire à une intoxication ; en outre, le patient peut déjà consommer un médicament chronique qui, à son tour, interagit avec le médicament présent dans les MPI.

15 classes de médicaments qui ne doivent pas être pris sans discernement

Dans les rubriques ci-dessous, vous vérifiez quels sont les principaux risques liés à la consommation de certains groupes de drogues, qui semblent inoffensives, mais qui, lorsqu’elles sont utilisées de manière exagérée ou inappropriée, peuvent devenir dangereuses.

1. Hormones et contraceptifs

Priscila souligne qu’une utilisation inappropriée peut entraîner des changements hormonaux incontrôlés dans l’organisme. “Et une utilisation continue peut augmenter le risque d’augmentation de la pression sanguine, de thrombose profonde (surtout lorsqu’elle est associée à la cigarette) et de migraine”, dit-elle.

Amouni Mourad, conseiller technique du CRF-SP (Conseil régional de la pharmacie), souligne que plusieurs études épidémiologiques montrent une association claire entre l’utilisation de contraceptifs oraux combinés et le risque accru de thrombose veineuse et artérielle.

2. Absorbants intestinaux et antiphysiques (Simeticone)

M. Amouni fait remarquer que le simeticone est un exemple de cette classe de médicaments. “C’est un silicone antiphyssétique à action antiflatulente, qui soulage les malaises gastriques causés par l’excès de gaz.”

Le conseiller technique explique que le simeticone n’est pas absorbé par l’organisme, et qu’il n’agit que dans le système digestif, étant totalement éliminé dans les selles. “Bien que les réactions indésirables soient peu probables, on signale les cas suivants : eczéma de contact (réaction inflammatoire qui se produit en raison du contact de la peau avec un agent irritant ou allergène) ; et, dans de rares cas, des réactions immédiates telles que l’urticaire (lésions cutanées rouges qui grattent beaucoup)”.

Le Luftal est également un antiphysique intestinal bien connu et souvent utilisé par les patients ayant un excès de gaz. Il convient de noter qu’elle soulage les symptômes, mais ne “résout pas le problème”. Elle ne provoque généralement pas d’effets secondaires, mais peut se produire dans de rares cas : inflammation de la peau ou allergie cutanée.

Priscila souligne que l’utilisation inappropriée de ce type de médicaments peut, dans certains cas, entraîner une constipation temporaire.

3. Analgésiques et antipyrétiques (AAS, Dipyrone, Paracétamol)

Priscila explique que le paracétamol est un anti-inflammatoire non stéroïdien : “son utilisation chronique peut entraîner une hépatotoxicité (dommages au foie causés par des produits chimiques appelés hépatotoxines)”.

M. Amouni souligne que bien que le paracétamol puisse être utilisé pendant la grossesse, le médecin doit être consulté au préalable. “En outre, il ne doit pas être administré pendant plus de 10 jours en cas de douleur ou de fièvre pendant plus de 3 jours”, dit-il.

Le SAA, comme l’explique Priscila, peut provoquer des hémorragies gastriques et est contre-indiqué en cas de dengue.

“Le dipyrone, lorsqu’il est utilisé de manière inappropriée, peut provoquer une hypothermie, des réactions cutanées, une inflammation du tissu rénal”, souligne Priscila.

“Lorsque ces médicaments sont pris en même temps que l’alcool, des ulcères, des troubles gastro-intestinaux et des hémorragies peuvent se produire”, ajoute le pharmacien Priscila.

4. Antiacides

M. Amouni fait remarquer que la plupart des antiacides contiennent un ou plusieurs des quatre principaux composants : sels d’aluminium, sels de magnésium, carbonate de calcium et bicarbonate de sodium.

“Ils peuvent avoir des interactions avec de nombreux médicaments sur ordonnance, il est donc très important de consulter un pharmacien sur les interactions entre les médicaments avant de les prendre. En outre, les personnes souffrant de problèmes cardiaques, d’hypertension ou de problèmes rénaux devraient consulter un médecin avant de prendre un antiacide”, ajoute le conseiller technique.

Priscila souligne comme principaux risques/problèmes de sur-utilisation ou de mauvaise utilisation de ce type de médicaments : les carences dans l’absorption des aliments et des médicaments ; la constipation et la diarrhée.

5. Antiallergiques et antihistaminiques (Dexchloropheniramine, Loratadine)

M. Amouni fait remarquer que la dexclorophéniramine, l’hydroxyzine, la prométhazine et la cyproeptadine sont les médicaments antiallergiques les plus anciens et les plus connus, car ils ont été les premiers à être utilisés dans le traitement des maladies allergiques. “L’effet secondaire le plus courant et le plus inconfortable est la sédation. La somnolence (ou l’agitation), la diminution de la concentration, les changements de mémoire et de coordination psychomotrice, la bouche sèche, la vision floue, la rétention d’urine, l’augmentation de l’appétit et la prise de poids peuvent également survenir. Même en raison de la possibilité de ces effets secondaires, ce type de médicament devrait être évité chez les conducteurs, les pilotes ou les travailleurs exposés à un risque d’accident”, dit-il.

La loratadine, la desloratadine, la cétyrizine, la lévocetirizine, l’ébastine et la fexofénadine sont les médicaments antiallergiques dits de “deuxième génération”, considérés comme plus modernes. “Ils soulagent les symptômes en provoquant peu de sédation et des effets minimes sur l’activité psychomotrice. Dans certains cas, des maux de tête (headache) peuvent survenir, c’est l’effet secondaire le plus important”, explique M. Amouni.

Les produits pharmaceutiques de Priscila soulignent comme principaux problèmes d’utilisation excessive ou inadéquate des médicaments antiallergiques : somnolence, épaississement ou épaississement du mucus.

6. Antiémétiques (Métoclopramide)

Agit sur les fonctions digestives courantes comme les nausées et les vomissements. Priscila affirme que dans les groupes à risque (personnes âgées, enfants, diabétiques), ce type de médicament a plusieurs effets indésirables. “La maltraitance peut provoquer de l’anxiété et de l’agitation, et parfois de la somnolence”, ajoute-t-elle.

Selon les informations contenues dans la notice, les effets indésirables les plus fréquents sont : l’agitation, la somnolence, la fatigue et la lassitude/exhaustion (surviennent chez environ 10 patients). Moins fréquemment : insomnie, maux de tête, vertiges, nausées, galactorrhée, gynécomastie, éruptions cutanées, y compris l’urticaire, ou troubles intestinaux.

Toujours selon le mode d’emploi, des réactions telles que l’agitation, les mouvements involontaires, le discours bouclé, etc. peuvent être plus fréquentes chez les enfants et les jeunes adultes ; tandis que des mouvements anormaux ou perturbés sont courants chez les personnes âgées sous traitement prolongé.

7. Antispasmodiques (Buscopan)

Le Buscopan (bromure de N-butylscopolamine) est un exemple de ce type de médicament. Il est indiqué pour le traitement des symptômes de crampes gastro-intestinales, de coliques et de mouvements involontaires anormaux des voies biliaires et de coliques des organes sexuels et urinaires.

“Les abus peuvent entraîner une sécheresse de la bouche et de la somnolence, une vision trouble et de la tachycardie”, explique Priscila.

“Lorsqu’elle est associée à des analgésiques (Dipyrone, par exemple), il faut encore plus de soins. De fortes doses de scopolamine peuvent provoquer le délire, la confusion mentale, la paralysie, la stupeur et même la mort”, ajoute le pharmacien.

8. Antifongiques et antimycotiques

Les antimycotiques ou les antifongiques sont essentiellement des produits pharmaceutiques utilisés pour traiter et/ou prévenir les mycoses, telles que le “pied d’athlète”, la dermatophytose (mycose superficielle qui se produit dans les cheveux, les ongles et la peau), la candidose, les infections systémiques comme la méningite, etc.

Beaucoup de ces médicaments sont délivrés sur ordonnance, mais certains sont disponibles en vente libre.

Selon Priscila, une mauvaise utilisation de ce type de médicament peut provoquer : une résistance au traitement, des rougeurs et une sensation de brûlure.

9. Anti-inflammatoire et anti-rhumatismale (Diclofenac, Nimesulide)

Les diclofénacs, le nimésulide, le pyroxicam, le ténoxicam sont des exemples de médicaments de cette classe.

Priscila explique qu’en cas d’utilisation exagérée/inadéquate, le patient peut avoir : des douleurs d’estomac, des brûlures d’estomac, des nausées, des vomissements, le développement d’ulcères qui provoqueront des saignements ou des perforations (estomac et duodénum), des problèmes de foie (médicaments contre la cirrhose), de la néphrite (déficience rénale), de l’anémie et des problèmes cardiaques.

10. Anti-ulcère (Oméprazole)

Il est indiqué pour traiter l’œsophagite par reflux, la gastrite, l’ulcère gastrique et l’ulcère duodénal, en plus d’agir comme “protecteur gastrique” pour ceux qui vont utiliser des médicaments qui “font mal” à l’estomac.

Bien que l’oméprazole soit un médicament délivré sur ordonnance, de nombreuses personnes finissent par l’acheter sans ordonnance. Mais cela vaut la peine d’être souligné : une utilisation excessive et inappropriée peut causer des problèmes de santé.

“L’abus peut masquer d’autres maladies comme le cancer de l’estomac, les problèmes de foie et de vésicule biliaire. Elle peut inhiber l’absorption de certaines vitamines et minéraux, et peut provoquer des effets tels que des crampes et des problèmes cardiaques”, explique le pharmacien Priscila.

11. Expectorants (sirops)

C’est un type de médicament largement utilisé lorsque la personne a une forte toux avec catarrhe.

L’expectorant a pour action, brièvement, d’augmenter la quantité de catarrhe et de réduire la viscosité des sécrétions, favorisant ainsi l’élimination conséquente des voies respiratoires.

Selon M. Amouni, un exemple d’expectorant est le chlorhydrate de bromhexine, qui est généralement bien toléré. “On peut cependant observer des diarrhées, des nausées, des vomissements et d’autres manifestations gastro-intestinales légères. Des réactions allergiques ont également été signalées, notamment des éruptions cutanées, de l’urticaire, un bronchospasme, un œdème de Quincke et une anaphylaxie”, dit-il.

Priscila souligne comme principaux problèmes de l’utilisation inadéquate des expectorants les troubles gastro-intestinaux (nausées, vomissements).

12. Relaxants musculaires (Carisoprodol)

Un exemple de relaxant musculaire, selon M. Amouni, est le Carisoprodol. “Le relaxant musculaire produit une relaxation musculaire et aussi une sédation comme les réactions les plus courantes (se produisent chez au moins 10 patients). Il peut également se produire une chute de pression, de la somnolence et des vertiges”, dit-il.

Priscila souligne que l’abus de relaxants tels que le Carisoprodol “peut conduire à la dépendance et à la tolérance, développant la confusion mentale, l’anxiété, le manque de coordination et d’équilibre.

Il convient également de noter que si elle est utilisée simultanément avec de l’alcool ou un autre dépresseur du système nerveux central, elle peut causer des problèmes plus graves, comme la dépression.

13. Solutions ophtalmiques (gouttes pour les yeux)

Les gouttes ophtalmiques sont des solutions dites ophtalmiques et, si elles sont utilisées de manière inappropriée, sans avis médical, elles peuvent causer de graves problèmes.

“L’abus peut être caractérisé par la modification du dosage indiqué ou l’utilisation de gouttes ophtalmiques en vente libre”, explique Priscila. “Dans ces cas, des dommages à la santé oculaire peuvent se produire, tels que : altération de la sécrétion lacrymale, blessure oculaire, infection oculaire, glaucome. De plus, l’utilisation peut provoquer une confusion mentale, des crises d’hypertension”, explique le pharmacien.

14. Dépositeurs électrolytiques (isotoniques)

Les dépôts électrolytiques sont généralement utilisés par les athlètes pour aider à l’hydratation et au remplacement des sels (sodium, potassium, magnésium) perdus par la transpiration lors d’activités de longue durée.

Ils se présentent généralement sous la forme de comprimés effervescents, qui doivent être dilués dans de l’eau, toujours selon les directives du produit.

Priscila explique cependant qu’une mauvaise préparation, avec moins d’eau que ce qui est recommandé, peut entraîner des conséquences plus graves en cas de surdosage : hypernatrémie (excès de sodium dans le sang) et/ou hyperkaliémie (grande quantité de potassium dans le sang).

15. Décongestionnants nasaux

Priscila explique qu’avec l’utilisation fréquente et prolongée de décongestionnants nasaux, il peut se produire une congestion nasale par rebond (rhinite médicamenteuse), qui augmente (ou rebondit), ce qui amène le patient à utiliser de plus en plus de décongestionnant. “Par conséquent, ils ne doivent pas être utilisés pendant plus de 5 jours d’affilée et pas chez les enfants de moins de 5 ans”, dit-il.

“Certains peuvent encore augmenter la pression artérielle et la glycémie chez les diabétiques”, ajoute le pharmacien.

Ce ne sont là que des exemples de types de drogues qui sont souvent utilisées de manière inappropriée. Il est à noter que certaines personnes s’auto-médicamentent même avec des médicaments sur ordonnance (qui ne sont pas des MPI), lorsque, par exemple, elles utilisent un médicament d’une autre personne de la maison, d’un ami, etc.

Par conséquent, en général, il est toujours bon de se rappeler que l’automédication est très dangereuse. Pour Priscila, “il est extrêmement important que les gens soient conscients que tous les médicaments, qu’ils soient délivrés sur ordonnance ou non, peuvent présenter un risque pour la santé.

Selon M. Amouni, la seule façon pour le consommateur de prendre le médicament en toute sécurité est de bénéficier d’un encadrement efficace. “La pharmacie doit se conformer à la loi et maintenir la présence du pharmacien sur le site pendant toute la durée de l’opération, garantissant ainsi le droit du consommateur à être assisté et guidé par un professionnel qualifié.

“Il convient de souligner que quel que soit le médicament dont l’utilisation inappropriée peut entraîner des risques pour la santé du patient, tous les médicaments doivent donc être utilisés sur ordonnance et surtout avec des indications précises”, conclut M. Amouni.

N’oubliez pas : avec la santé (et la médecine !), on ne joue pas. N’utilisez des médicaments que lorsqu’il y a une orientation médicale.

Angine stable : des médicaments aussi efficaces que les cathéters cardiaques ou les pontages
Qu’est-ce que le sorbitol ?